Le Grand Israël, ce rêve impérialiste allant « du Nil à l’Euphrate », n’est rien d’autre qu’un fantasme cartographique hérité de l’Empire assyrien, recyclé par des extrémistes pour qui la géopolitique se résume à une partie de Monopoly divin. Netanyahou et sa clique, soutenus par des évangéliques américains aussi ignorants que fanatiques, brandissent des versets comme on agite des actes de propriété, oubliant que les frontières ne se tracent pas à l’encre des prophètes, mais au sang des peuples.
L’Iran, la Syrie, le Liban : tous deviennent des « Amalek modernes », condamnés par une lecture psychotique de textes vieux de trois millénaires. Pendant ce temps, les monarchies du Golfe, ces créatures artificielles nées du colonialisme britannique, tremblent à l’idée que l’ogre iranien – lui, héritier d’une civilisation plurimillénaire – ne réduise leurs palaces en poussière.
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