L’État britannique capitule : L’avortement devient un droit sans limites

Dans un coup de théâtre législatif, les Lords britanniques ont scellé l’impunité absolue pour les femmes qui avortent elles mêmes, par exemple avec des pilules abortives, quel qu’en soit le motif ou le stade de la grossesse. Par 185 voix contre 148, les Lords ont adopté la clause 208, déjà massivement approuvée par les Communes en 2025. Cette disposition abroge les sections 58 et 59 de l’Offences Against the Person Act 1861 — des textes qui, depuis un siècle et demi, offraient au moins une protection symbolique à l’enfant à naître. Relativisons : la nouvelle loi concerne moins de 2 % des IVG. Une femme ne peut donc plus être poursuivie, arrêtée ou emprisonnée pour avoir mis fin elle-même à sa grossesse, quel que soit le stade de la grossesse. La reine Victoria a dû se retourner dans sa tombe.

mise à jour le 20/03/26

La Chambre des Lords enterre la morale : l’avortement jusqu’au terme, sans contrôle ni sanction.

Avortement ou meurtre ?

Une femme pourra tuer son enfant à naître jusqu’au neuvième mois, sans craindre ni enquête ni tribunal. Un cas exceptionnel avait fait la Une des tabloïds. Une femme ayant avorté à 30 semaines de grossesse a passé deux années de sa vie en prison. Désormais :

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. Aucune limite de terme : avorter à 8 mois par ses propres moyens ? Possible. En revanche, les médecins ou toute personne aidant à un avortement au-delà de 24 semaines sans motif médical grave peuvent toujours être poursuivis.

. Aucun contrôle médical : des pilules commandées en ligne, ingérées dans l’isolement, sans suivi. La télémédecine avait été légalement  instaurée au moment du confinement.

. Aucune responsabilité : même en cas de complication, la femme sera intouchable. Une immunité totale, qui soulève des questions éthiques et juridiques : où s’arrête la liberté individuelle, et où commence la protection de la vie ?

L’amendement 426B, adopté par 180 voix contre 58, efface rétroactivement les condamnations passées. Les femmes déjà jugées pour avortement illégal verront leur casier blanchi.

Les chiffres, eux, sont têtus :

. Baroness Monckton (et d’autres pairs conservateurs) dans les interventions aux Lords : elle a cité une hausse de 50 % des complications liées aux pilules abortives (mifépristone + misoprostol) depuis l’introduction du « pills by post » en 2020.

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. Analyse des Hospital Episode Statistics (NHS HES) par la SPUC (Society for the Protection of Unborn Children) et le site Percuity.blog : plus de 54 000 admissions hospitalières en Angleterre pour complications (avortements incomplets, hémorragies, infections) sur la période récente. Ils parlent d’un taux d’environ 1 femme sur 17 nécessitant des soins hospitaliers.

Les médecins applaudissent, la morale s’effondre

Le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists (RCOG) jubile : sa présidente, le Dr Alison Wright, y voit « un moment historique ». Traduction : l’avortement n’est plus un drame, mais un droit absolu. Finies les « enquêtes traumatisantes », place à la « compassion » – un euphémisme pour dire que l’État ferme les yeux.



Ce qui ne change pas (ou presque)

Officiellement, l’avortement « encadré » reste soumis à l’Abortion Act 1967 :

. 24 semaines de limite (sauf « risque vital » pour la mère).

. Deux signatures médicales.

En réalité, cette réforme légitime l’avortement clandestin instauré depuis le confinement et prépare le terrain à une libéralisation totale.

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Un débat qui nous dépasse tous

Le texte doit encore recevoir l’aval de la Couronne. Une formalité. Cette réforme divise. Le vrai débat n’est pas entre « pour » ou « contre » l’avortement. Il est entre ceux qui pensent que la loi doit encadrer pour protéger à la fois les femmes et la vie naissante, et ceux qui estiment que toute restriction est une oppression.

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