Agriculture

Alerte : Perte totale de contrôle sur notre alimentation – L’Europe s’apprête à autoriser les OGM sans étiquette ni traçabilité

Dans une vidéo-choc diffusée le 26 février sur le compte X de l’Association Kokopelli, Ananda Guillet, paysan et président de l’organisation, tire la sonnette d’alarme avec la vigueur désespérée de ceux qui voient une catastrophe arriver en roulant à 200 à l’heure. L’objet de son courroux ? Un texte européen sur les Nouvelles Techniques Génomiques (NGT) qui, s’il est adopté, enterrera définitivement le principe de précaution sous un tapis de promesses technocratiques. L’Europe s’apprête à autoriser la dissémination massive d’OGM de nouvelle génération, sans étiquetage, sans traçabilité et, comble du cynisme, sans études d’impact dignes de ce nom. Ce n’est pas une alerte, c’est un constat d’enterrement de la biodiversité.

mise à jour le 28/02/26

Ce n’est pas un scénario de science-fiction, mais un texte prêt à être adopté : l’Europe s’apprête à libérer dans la nature des organismes modifiés sans que le consommateur puisse jamais les identifier.

Kokopelli, le laboureur dans la brume réglementaire

Ananda Guillet n’est pas un technocrate en costume, mais un homme de terrain. Depuis plus de vingt-cinq ans, Kokopelli incarne la résistance face aux rouleaux compresseurs de l’agro-industrie, défendant des semences anciennes et libres comme on défend une langue maternelle. Dans sa vidéo, l’homme parle face caméra, gestes amples, martelant l’évidence : « Ce vote nous impactera tous, de manière absolument irréversible. » On aurait tort de ne pas l’écouter.

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La grande braderie du génome végétal

Ananda déroule le fil d’un « hold-up organisé dans l’ombre ». Les Nouvelles Techniques Génomiques (NGT), ces ciseaux moléculaires capables de réécrire le code génétique des plantes, vont être reléguées au rang de simples variétés conventionnelles. Conséquence ? Nous ingurgiterons des organismes génétiquement modifiés sans le savoir. L’argument des promoteurs de ce texte ? La résilience climatique. La réalité ? Un passe-droit offert aux multinationales pour breveter le vivant et placer le paysan sous tutelle. Les risques, pourtant béants, sont balayés d’un revers de main : contamination génétique des écosystèmes, irruption de nouveaux allergènes, appauvrissement de la biodiversité cultivée. Tout cela pèse moins lourd que les intérêts de Bayer (BlackRock et Vanguard), Corteva (Vanguard) ou Syngenta (ChemChina).



L’Europe ou le saut dans l’inconnu

Sous couvert de modernisation, la Commission européenne propose depuis juillet 2023 de dépoussiérer le cadre réglementaire des OGM. L’accord trouvé en décembre 2025 est un chef-d’œuvre d’hypocrisie législative : on crée deux catégories. Les NGT de catégorie 1, les plus nombreuses (90 à 95 % des cas), seront dispensées de toute évaluation des risques. Elles échapperont à la traçabilité et à l’étiquetage, sauf pour les semences — comme si le consommateur final n’avait pas le droit de savoir. La commission ENVI a validé cette mascarade fin janvier. Le Conseil devrait suivre, et le vote final en plénière est attendu pour avril 2026. Ensuite, ce sera trop tard. L’entrée en vigueur est prévue pour 2028, mais l’irréversibilité, elle, commence demain.

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L’innovation sans les gens, ou l’art du greenwashing

Les lobbies de la biotech, par la voix d’Euroseeds, jubilent. Ils nous promettent des plantes résistantes au climat, une compétitivité retrouvée, un avenir radieux où l’on fera « plus avec moins ». Un argumentaire rodé. Mais en face, des organisations comme Testbiotech ou IFOAM dénoncent l’absence de garde-fous. Comment croire à cette « innovation » quand elle repose sur l’opacité et la privatisation du vivant par des géants étrangers ? La souveraineté alimentaire européenne est en train de se négocier dans l’indifférence générale, troquée contre une promesse de rendement.

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Dernière ligne droite : l’appel aux armes d’Ananda Guillet

Ananda Guillet le sait : les dés sont déjà pipés, mais il refuse de baisser les bras. « Même si les délais sont super courts, signez cette lettre ouverte ! » clame-t-il. Kokopelli propose un formulaire simple, sans piège à données, pour adresser une missive aux eurodéputés avant la seconde lecture. Un ultime baroud d’honneur citoyen.

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