Le président de l’UPR éreinte un argument répété comme un mantra : les exemptions portugaises ou espagnoles ne sont que des moratoires transitoires, arrachés moins à la négociation qu’à l’isolement géographique. Quant à la « surtransposition », ce néologisme technocratique pour qualifier le refus français des néonicotinoïdes, il révèle l’absurdité du système : nos agriculteurs sont privés de compétitivité pendant que les rayons s’emplissent d’un Nutella italien gorgé de poisons, importé sans entrave au nom du sacro-saint marché unique.
François Asselineau rappelle, chiffres à l’appui, que la France, contributeur net à hauteur de quinze milliards annuels, voit son sang industriel irriguer la Pologne et ses fleurons — LMB Aerospace, Alstom, etc. — bradés à des intérêts étrangers sous l’œil indifférent d’un exécutif obsédé par la seule négociation des rustines. Et pendant que l’on s’époumone sur les « clauses miroir » ou la « vigilance » bruxelloise, les procédures d’infraction s’abattent sur la France comme le martinet sur le dos du forçat.
Dans ce ballet de résignés, Sarah Knafo, qui se dit « contre le Frexit » tout en singeant le vocabulaire de l’indépendance, incarne la version la plus achevée de la supercherie souverainiste : un costume trois-pièces pour cacher une capitulation en rase campagne.
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