L’Europe ou la servitude volontaire : Le réquisitoire de François Asselineau

À écouter les funambules de la souveraineté en kit, l’Union européenne serait une auberge espagnole où chaque État pourrait, par la ruse ou la dérogation, préserver ses intérêts. François Asselineau, lui, décrit un huis clos carcéral dont on ne sort que par la porte du Frexit — les autres n’étant que lucarnes provisoires, négociées à genoux.

mise à jour le 17/02/26

La France peut-elle rester dans l’UE et y faire ce qu’elle veut ?

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Le président de l’UPR éreinte un argument répété comme un mantra : les exemptions portugaises ou espagnoles ne sont que des moratoires transitoires, arrachés moins à la négociation qu’à l’isolement géographique. Quant à la « surtransposition », ce néologisme technocratique pour qualifier le refus français des néonicotinoïdes, il révèle l’absurdité du système : nos agriculteurs sont privés de compétitivité pendant que les rayons s’emplissent d’un Nutella italien gorgé de poisons, importé sans entrave au nom du sacro-saint marché unique.

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François Asselineau rappelle, chiffres à l’appui, que la France, contributeur net à hauteur de quinze milliards annuels, voit son sang industriel irriguer la Pologne et ses fleurons — LMB Aerospace, Alstom, etc. — bradés à des intérêts étrangers sous l’œil indifférent d’un exécutif obsédé par la seule négociation des rustines. Et pendant que l’on s’époumone sur les « clauses miroir » ou la « vigilance » bruxelloise, les procédures d’infraction s’abattent sur la France comme le martinet sur le dos du forçat.

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Dans ce ballet de résignés, Sarah Knafo, qui se dit « contre le Frexit » tout en singeant le vocabulaire de l’indépendance, incarne la version la plus achevée de la supercherie souverainiste : un costume trois-pièces pour cacher une capitulation en rase campagne.



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