L’analyse de Rémy révèle une stratégie délibérée de piratage cognitif. Les plateformes exploitent des leviers physiologiques, notamment le système dopaminergique lié à l’anticipation de la récompense, à l’instar des machines à sous. Le « scroll » infini, les notifications et l’aléatoire des contenus entretiennent un état de vigilance et de manque permanent, altérant les capacités attentionnelles et la régulation des impulsions, particulièrement chez les jeunes dont le cortex préfrontal est en développement.
Des chiffres alarmants, comme la consultation moyenne du téléphone 344 fois par jour ou l’explosion des troubles anxio-dépressifs chez les adolescents, dessinent les contours d’une manipulation de masse à but lucratif, héritée des expériences de conditionnement de B.F. Skinner. Face à ce piège algorithmique, la prise de conscience des mécanismes à l’œuvre apparaît comme le premier rempart à une soumission consentie.
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