Tout part du FIFAGate, cette vaste enquête américaine qui, née dans les salles de jeu clandestines de la Trump Tower, mit à genoux l’instance zurichoise. Depuis, la FIFA vit dans la crainte des procureurs US. Elle a donc choisi la soumission érigée en art de gouvernance : déménagement de services clés à Miami, attribution de compétitions (comme la Coupe du monde 2026), soutien politique sans faille.
Infantino voue un culte à Trump, allant jusqu’à militer pour son Prix Nobel. En échange, le football américain obtient tout, jusqu’à modifier le cahier des charges de la Coupe du monde 2026. Cynisme suprême : l’organisation qui fut traitée de “mafieuse” par les tribunaux américains est devenue le relais docile d’une politique étrangère, troquant son indépendance contre l’illusion de l’impunité. Le football, lui, n’est plus qu’une monnaie d’échange entre egos surpuissants.
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