Géopolitique

Déclaration choc du Premier ministre qatari : Ses relations avec le Hamas initiées par les USA, avec financement facilité par Israël

Lors du Doha Forum, le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, a pulvérisé le récit conventionnel. Face à Tucker Carlson, il a établi que les liens de son pays avec le Hamas furent, dès l'origine, une initiative des États-Unis, menée avec la complaisance active d'Israël. L'objectif était de créer une force religieuse face au Fatah et à l'Autorité palestinienne. Cette révélation, qui éclaire d'un jour cru les contradictions de la politique régionale, intervient tandis que Doha tente de négocier une trêve à Gaza.

mise à jour le 10/12/25

Le récit officiel s’effondre : les États-Unis et Israël sont les premiers parrains de la relation avec le Hamas.

L’interview qui dérange

C’est dans le cadre aseptisé du Doha Forum que la bombe a explosé. Interpellé par Tucker Carlson sur l’accueil des dirigeants du Hamas, souvent qualifié de soutien au terrorisme, le chef du gouvernement qatari a retourné l’accusation. Il a rappelé l’histoire : la relation remonte à plus d’une décennie, « à la demande des États-Unis ». L’ouverture du bureau politique à Doha en 2012 répondait, selon lui, à un impératif de canal de communication, validé par Washington pour faciliter les négociations et l’aide humanitaire. Un outil diplomatique, non une base opérationnelle.


Le financement : la caution israélienne

Le cœur du scandale réside dans le mécanisme financier. Le Premier ministre a catégoriquement nié tout versement direct au Hamas. « Tout notre soutien financier est allé à Gaza, via un processus transparent dont les États-Unis sont pleinement conscients. Israël est celui qui a facilité cela », a-t-il asséné. Il a cité les gouvernements Netanyahou, Bennett, Lapid, et l’implication explicite du Mossad et du Shin Bet. Ces transferts, autorisés par Tel-Aviv pour « maintenir la stabilité », illustrent la schizophrénie d’une politique israélienne qui finance indirectement l’entité qu’elle combat militairement.

Ondes de choc et déni des responsabilités

Les réactions ne se sont pas fait attendre. La presse israélienne a tancé Doha pour son refus de financer la reconstruction de Gaza après les destructions causées par son armée. « Nous ne reconstruirons pas ce qu’Israël a détruit », a rétorqué Cheikh Mohammed. Al Jazeera a souligné son appel à la paix, rejetant tout déplacement forcé des Palestiniens. Aux États-Unis, l’aveu met en lumière l’incroyable duplicité d’une administration qui finance un interlocuteur tout en le diabolisant publiquement.



Vers un nouveau jeu des dupes ?

Cette confession publique pourrait rebattre les cartes. Le Qatar, hôte de la plus grande base américaine de la région, affirme désormais ses limites et conteste son rôle de banquier perpétuel d’une crise sans fin. « Si personne ne parle à ces acteurs, comment résoudra-t-on les conflits ? » Cette question lance un défi direct à la communauté internationale. Elle expose l’impasse d’une stratégie occidentale et israélienne consistant à créer et entretenir des interlocuteurs qu’elle feint par ailleurs de vouloir anéantir.

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