Une santé sous tutelle industrielle
Le constat est sans appel : nos systèmes de santé sont verrouillés par les intérêts privés. Louis Fouché, membre du comité directeur de MEHA, dénonce sans détour « le guichet unique des multinationales pour nous asservir ». Big Pharma, Big Agriculture et Big Food, soutenus par des institutions internationales « grévé[e]s de corruption », dictent désormais ce qui entre dans nos corps. La médecine, gangrenée par des conflits d’intérêts majeurs, a perdu son âme scientifique au profit d’un dogme religieux. MEHA se présente ainsi comme un rempart contre cette biopolitique qui confisque la souveraineté individuelle au profit de conseils d’administration.
La revanche de l’humain et du local
Face à ce rouleau compresseur, la réponse de MEHA est double. D’abord, prôner une santé « intégrale et intégrative », mêlant sans complexe les savoirs traditionnels – homéopathie, acupuncture, ayurvéda – à la science occidentale. Ensuite, et c’est sans doute son principal pari, œuvrer pour une réappropriation par les citoyens de leur souveraineté sanitaire. L’objectif est clair : que les décisions de santé redescendent du niveau bureaucratique bruxellois vers la seule relation qui vaille, celle « entre vous et votre médecin ». C’est une dynamique ascendante, venue de la base, qui entend bien faire plier les institutions.
Mais monsieur Fouché, il faut quitter l’UE. C’est aussi simple que cela d’autant plus que cette entité est pourrie tant au fond qu’à la forme. La France se reprend, s’assume ou disparaitra.