Football

Exclusion d’Israël : sous pressions financières, l’UEFA reporterait le vote

L'hypocrisie sportive n'est décidément plus ce qu'elle était. Sous la pression de sponsors aux mains tachées, l'UEFA, dans un geste d'une lâcheté exemplaire, semble avoir reporté le vote tant redouté sur l'exclusion d'Israël, confirmant que les principes ne sont que des variables d'ajustement face au pouvoir de l'argent. C'est ce que révèle le journaliste Yağız Sabuncuoğlu (2 millions d'abonnés sur X).

mise à jour le 24/09/25

Pour la Russie, l’exclusion fut immédiate ; pour Israël, le report est indéfini. La géopolitique dicte sa loi au football.

« On raconte que l’UEFA pourrait retarder ce vote sous la pression des sponsors, voire rejeter la responsabilité sur d’autres institutions. Quelle hypocrisie de la part de ceux qui ont banni la Russie des tournois sans vote, en disant : « Votons pour Israël. » Quelle honte ! »
Yağız Sabuncuoğlu

Une justice à deux vitesses

La comparaison avec le cas russe est accablante. En 2022, la machine d’exclusion s’était mise en marche avec une célérité brutale et sans débat formel, suite au lancement de l’opération spéciale en Ukraine. Aujourd’hui, face à ce que des rapports onusiens et d’Amnesty International qualifient de génocide à Gaza, l’UEFA, tiraillée entre les pressions qataries et le lobbying israélien, préfère jouer la montre. Le message est limpide : certains États, protégés par leurs alliances et leur poids géopolitique, peuvent massacrer en toute impunité sans craindre pour leurs résultats sportifs.


Le cynisme comme ligne de conduite

La position du président Aleksander Čeferin, arguant que les athlètes ne sauraient payer pour les actions de leur gouvernement, est d’une mauvaise foi confondante. Cet argument, soigneusement évité pour la Russie, révèle la profonde immoralité des instances dirigeantes. Tandis que des voix comme celles d’Eric Cantona ou de Mohamed Salah dénoncent cette incohérence crasse, l’UEFA, sourde aux campagnes de boycott qui enflamment les réseaux, espère que l’oubli viendra avec l’avancée des compétitions. Une stratégie du mépris qui pourrait bien se retourner contre elle.



L’argent, seul arbitre

Ce report indécent, similaire aux atermoiements de la FIFA, n’a qu’un seul nom : la capitulation. C’est la preuve que le football moderne, loin de ses prétendues valeurs, n’obéit qu’à la loi du plus offrant. En cédant au chantage des sponsors, l’UEFA enterre sa propre crédibilité et officialise l’établissement d’un apartheid sportif, où la « morale » n’est qu’un instrument pour punir l’adversaire géopolitique, jamais l’allié. Le sport n’est décidément plus un terrain neutre, mais le reflet glacial des lâchetés diplomatiques.

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