Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées, avait déclaré à propos d’une déclaration : « Le Président de la République l’a rappelé dans son discours du 13 juillet : l’effort de défense entamé depuis 2017 produit ses effets, mais nous devons accélérer encore, face à l’accroissement des menaces. »
De son côté, Macron avait fièrement lancé en 2018 : « Qu’ils viennent me chercher ».
Ils ne sont pas demeurés tous deux aux déclamations, car le 10 septembre, c’était chose faite : des blindés Centaure de la gendarmerie étaient déployés à proximité du palais de l’Élysée pour accueillir d’éventuelles délégations. Le Centaure : quatre roues motrices, 100 km/h maxi, 500 km d’autonomie, contenance : 3 militaires authentiques + 7 gendarmes. Le tout pour 800 000 euros. On ne se moque pas de vous, amis manifestants.
Les armes létales : une liberté aux États-Unis
Le républicain Charlie Kirk déclarait en 2023 : « Nous devons être réalistes, honnêtes avec la population. Avoir des citoyens armés a un prix, et cela fait partie de la liberté. […] Je pense que ça vaut la peine d’avoir un coût pour malheureusement quelques morts par arme à feu chaque année, afin que nous puissions avoir le Deuxième Amendement pour protéger nos autres droits divins. »
Lors d’une réunion publique dans une université, il commençait tout juste à débattre au sujet de la violence armée lorsqu’un coup de feu l’a atteint au cou. Il est mort pour la liberté. Le chef de la police locale a déclaré très tranquillement : « On pense être préparé, et malheureusement, ces choses arrivent. On essaie de se protéger, et malheureusement, ce n’était pas le cas aujourd’hui. »
En France, les armes non létales tuent
La police nationale utilise des armes non létales appelées lanceur de balles de défense (LBD). Le Flash-Ball envoie deux balles en caoutchouc souple de 44 mm de diamètre qui s’écrasent à l’impact, sur une surface de 60 mm. Emmanuel Macron avait mentionné onze Gilets Jaunes morts lors de manifestations, mais ont-ils été touchés par des LBD ? Selon Libération : pas du tout. Neuf ont été victimes d’accidents de la circulation et deux autres d’un simple malaise ou d’une crise cardiaque.
Mohamed Bendriss, dans la nuit du 1er au juillet 2023, est lui aussi mort d’un arrêt cardiaque, mais là c’était après avoir été touché par un tir de LBD en pleine poitrine.
Le canon à eau est aussi une arme non létale. Le 10 septembre 2025, place de la Comédie à Montpellier, un manifestant ou plutôt un « fauteur de trouble » selon France Bleue a été grièvement blessé par un tir de canon à eau ciblé dans le visage. Il est hospitalisé, dans un état grave : perte de mémoire, incapacité de parler, etc. Cela doit être le stress, l’émotion.
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