150 contre une : le combat inégal
Selon les organisateurs, ils étaient « près de 150 » à braver la pluie et l’indifférence. Cent cinquante. Une armée de parapluies et de pancartes détrempées, déterminée à faire taire une voix dissonante. Leur slogan ? « La démocratie est en danger. » Leur méthode ? Exiger la censure. Leur crédibilité ? À géométrie variable.
À l’origine de cet impressionnant mouvement : une lettre de Nathalie Loiseau signée par 25 députés européens macronistes, dont Valérie Hayer (dite Ailleurs). Elle demande à l’Union européenne de prendre des sanctions contre Xenia Fedorova. Nathalie Loiseau est membre du Conseil européen pour les relations internationales, financé par George Soros et imaginé comme extension européenne de la CIA par la commissaire européenne et baronne Catherine Ashton.
Fedorova : l’ennemie publique des bien-pensants
Xenia Fedorova poursuit son travail, imperturbable. Elle rappelle que la guerre en Ukraine n’est pas qu’une bataille entre le bien et le mal, mais aussi un terrain de jeu lucratif pour les lobbies militaro-industriels. Elle interroge : et si l’Otan et ses relais médiatiques étaient les vrais propagandistes ? Et si la « défense de la démocratie » n’était qu’un prétexte pour prolonger un conflit rentable ? Des questions qui, visiblement, dérangent.
La liberté d’expression, version française
En France, la liberté d’expression est un concept flexible. On tolère la propagande… de Bruxelles. Xenia Fedorova est traitée d’« agente russe », un qualificatif commode pour discréditer sans argumenter. On veut lui retirer le micro, la salir, l’effacer. Tout ça parce qu’elle dérange le récit officiel, ce même récit qui transforme une guerre locale en croisade planétaire, tout en omettant soigneusement de mentionner ceux qui en profitent.
Le peuple, lui, écoute
Résultat : une poignée de militants trempés exige que la France, patrie autoproclamée des Lumières, censure une voix critique. Pendant ce temps, les Français, eux, se forgent leur propre opinion. Contrairement à ce que croient les organisateurs de cette mascarade, les Français sont en majorité assez grands pour distinguer la propagande de l’analyse.
La voix qui fait trembler l’Occident
Xenia Fedorova, elle, continue. Voix calme, arguments solides, sourire en coin face à l’hystérie collective. « La voix de Moscou », comme on l’appelle désormais, n’a pas besoin de 150 manifestants sous la pluie pour exister. Un micro lui suffit. Et visiblement, c’est déjà trop pour l’édifice atlantiste.
Le combat continue… mais pas comme prévu
« Le combat continue », clament les manifestants. Oui. Mais pas dans le sens qu’ils imaginent.
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