Économie

Darmanin décrète la mort du cash : Bienvenue dans l’ère de la traçabilité absolue (où le crime, lui, restera)

Le ministre de l’Intérieur a en tout cas frappé fort ce mercredi 21 mai 2025 en plaidant pour la disparition pure et simple de l’argent liquide, présentée comme une panacée contre le crime organisé. « L’argent liquide est l’ami des criminels », a-t-il asséné, comme si chaque détenteur d’un billet de 20 € était un suspect en puissance.

mise à jour le 23/05/25

Sous prétexte de traquer les criminels, l’État veut s’offrir un droit de regard illimité sur vos dépenses.

Une mesure magique ?

Pour Darmanin, supprimer le cash permettrait de tarir les financements illicites – terrorisme, blanchiment, trafics en tout genre. Pourtant, derrière cette noble intention se cache une réalité bien plus sombre : un contrôle accru sur les transactions des citoyens, désormais tracées, analysées, et potentiellement bloquées sur simple soupçon. La Quadrature du Net dénonce une « dérive autoritaire », et ils ont raison : confier aux banques et aux États le monopole des paiements, c’est leur offrir un pouvoir exorbitant sur nos vies.

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L’hypocrisie du tout-numérique

Le gouvernement argue que le numérique est plus sûr. Mais qui croit encore à ce conte de fées ? Après les fuites massives de données, les piratages de comptes bancaires et les fraudes en ligne, prétendre que le 100 % digital est une solution miracle relève de la mauvaise foi. Sans compter que des millions de personnes – âgées, précaires, ou simplement méfiantes envers les banques – se retrouveraient exclues du système.



Le spectre du crédit social

Et si cette mesure n’était qu’un prétexte ? La coïncidence est troublante : Christine Lagarde, présidente de la BCE, évoque une « échéance » pour l’euro numérique fixée au 25 octobre. Darmanin emboîte le pas, et soudain, la suppression du cash apparaît moins comme une lutte anti-crime que comme un pas de plus vers une société de surveillance, où chaque achat serait scruté. Marine Le Pen dénonce un « diktat technocratique » ; Mélenchon, une « attaque contre les plus pauvres ». Même au sein de la majorité, certains tempèrent – trop peu, trop tard.

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La fin du cash, et après ?

Derrière les grands discours sur la sécurité se profile un projet bien plus inquiétant : celui d’un État qui, sous prétexte de nous protéger, nous prive peu à peu de nos libertés fondamentales. Darmanin joue les justiciers, mais son combat contre le liquide ressemble furieusement à une mise sous tutelle financière des citoyens. Gare à ceux qui croient encore que l’on peut lutter contre le crime en supprimant… des billets de banque.

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