Macron veut censurer des contenus en Roumanie, Durov refuse : l’hypocrisie française exposée

Pavel Durov, le fondateur exilé de Telegram, a une fois de plus défié l’État français, refusant catégoriquement de céder aux exigences de censure émises par Emmanuel Macron. La France aurait demandé à Durov, désormais basé à Dubaï, de censurer des contenus roumains sur Telegram, sous prétexte de lutter contre des « ingérences électorales » avant l’élection présidentielle roumaine de mai 2025. Mais Durov, fidèle à sa réputation de rebelle numérique, a opposé un non retentissant, accusant la France d’hypocrisie et de tentative de museler des voix dissidentes.

mise à jour le 20/05/25

L’État français, une fois de plus, s’est ridiculisé, non pas par manque de moyens, mais par excès d’arrogance.

Rappelons-nous que cette confrontation n’est pas nouvelle. Depuis son arrestation en France en 2024, suivie de sa libération sous caution après une levée de fonds massive, Durov a multiplié les déclarations contre ce qu’il perçoit comme une mainmise étatique sur la liberté d’expression. En mai 2025, il a réaffirmé sa position sur X, affirmant que :

« Un gouvernement d’Europe occidentale (devinez lequel) a contacté Telegram pour nous demander de faire taire les voix conservatrices en Roumanie avant les élections présidentielles d’aujourd’hui. J’ai catégoriquement refusé. Telegram ne restreindra pas les libertés des utilisateurs roumains ni ne bloquera leurs chaînes politiques. Ce printemps, au Salon des Batailles de l’Hôtel de Crillon, Nicolas Lerner, chef des services de renseignement français, m’a demandé d’interdire les voix conservatrices en Roumanie avant les élections. J’ai refusé. Nous n’avons pas bloqué les manifestants en Russie, en Biélorussie ou en Iran. Nous ne le ferons pas en Europe.

Les services de renseignements étrangers français ont confirmé qu’ils m’avaient rencontré, soi-disant pour lutter contre le terrorisme et la pédopornographie. En réalité, la pédopornographie n’a jamais été évoquée. Ils voulaient bien les adresses IP de suspects terroristes en France, mais leur principal objectif était toujours la géopolitique : Roumanie, Moldavie, Ukraine. La France cherche à réduire au silence des voix conservatrices en Roumanie, sous couvert de démocratie ».

Un message qui, traduit en roumain, a été diffusé directement aux utilisateurs de Telegram dans le pays, provoquant une levée de boucliers contre Paris. L’ironie est palpable : l’État français, chantre autoproclamé des libertés, se mue en censeur zélé, tandis que Durov, l’exilé, devient le défenseur de la parole libre.


Mais que cache cette exigence de censure ? Derrière les discours officiels sur la « protection de la démocratie », se profile une réalité plus triviale : la peur panique de l’État français face à tout discours qui échappe à son contrôle. Macron, qui a bâti sa carrière sur l’image d’un président moderne, technophile, se retrouve piégé par sa propre logique. Car comment justifier une telle demande de censure, alors que Durov, depuis Dubaï, rappelle au monde que Telegram refuse de plier face à des gouvernements qui, comme la France, veulent imposer leur vision du monde ? La réponse est simple : l’hypocrisie. L’hypocrisie d’un État qui, sous prétexte de lutter contre les fake news, s’arroge le droit de décider ce qui est vrai ou faux, acceptable ou non.


Et que dire de la réaction de la France et de ses médias ?

Le Quai d’Orsay a vivement démenti, bien sûr, arguant que « de multiples témoignages en ligne » ne constituent pas une preuve. Mais cette dénégation, loin de calmer les esprits, ne fait qu’accentuer le ridicule de la situation. Car Durov, avec ses 11 millions d’abonnés sur Telegram, n’a pas besoin de preuves formelles pour faire vaciller l’autorité française. Son message, relayé par des milliers d’utilisateurs, suffit à exposer l’absurdité d’une politique qui, sous couvert de démocratie, s’apparente à une dictature soft. Et puis, pourquoi ne pas utiliser les bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves ? Les morts ont voté en Roumanie, faisant passer Nicusor Dan, pro-union européenne, de 1 979 767 voix au premier tour à 6 168 642 voix au second tour, tandis que George Simion en a recueilli 5 339 053, qui y trouverait à redire ? Certainement pas nos médias qui se contentent de citer des pourcentages (65 % au 2e tour), mais se gardent bien d’évoquer le nombre de voix. En effet, les suffrages exprimés sont de 11 507 692 au second tour. Pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour trouver étrange qu’un pays de 19,5 millions d’habitants ait 17,7 millions d’électeurs.

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