Société

La pédocratie française : Un système judiciaire complice des pires dérives

Alors que les témoignages s’accumulent sur les dysfonctionnements gravissimes de la justice et de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), les victimes, souvent réduites au silence, continuent de subir l’inertie d’un système protecteur des prédateurs. Jacques Thomet, journaliste d’investigation, dévoile dans son livre "La Pédocratie à la française : La chute des intouchables" : l’impunité des abuseurs et la complicité des institutions.

mise à jour le 28/04/25

Jusqu’à quand la France fermera-t-elle les yeux sur ces crimes ? Le silence des institutions et la lâcheté des élites condamnent des milliers d’enfants à un calvaire sans fin.

L’ASE, une machine à broyer les victimes

Les révélations de Jacques Thomet mettent en lumière un système où l’ASE, loin de protéger les enfants, participe activement à leur mise en danger. Des mères désenfantées, des dossiers classés sans suite, des expertises biaisées par des psychiatres adeptes du « syndrome d’aliénation parentale » – une théorie inventée par un criminel américain –, tout concourt à étouffer la parole des victimes. Des rapports falsifiés, accusant à tort des mères de comportements incestueux, sont utilisés pour justifier des placements abusifs au profit des pères abuseurs.

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Pourquoi tant de placements abusifs ?

Les aides sociales à l’enfance se sont élevées à 9,7 milliards d’euros en 2023, en hausse d’un peu plus de 10 % sur un an. La dépense annuelle d’accueil par bénéficiaire est de 38 200 euros au niveau national. Or les familles d’accueil touchent 18 000 euros par an. Où passent les 20 000 euros ? Envolés dans les structures de l’ASE ? Mireille Volpato, vice-présidente du Conseil départemental chargée notamment de la solidarité, de l’enfance et des familles, offre une piste : « Les signalements augmentent car il y a de plus en plus de structures ad hoc. »



La justice, entre arbitraire et complicité

Le constat est accablant : seulement 3 % des viols sur mineurs aboutissent à une condamnation. Pire, une circulaire du ministère de la Justice en 2021 ordonne de « dégraisser le stock » des plaintes pour viols et inceste, conduisant à la destruction de milliers de signalements. Des magistrats, comme par exemple un ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature, ont été pris en flagrant délit de détention d’images pédopornographiques sans jamais être sévèrement sanctionnés. La justice française, gangrenée par l’arbitraire et les réseaux d’influence, se révèle incapable de protéger les plus vulnérables.

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Pédocriminalité des élites : l’omerta persiste

De Gabriel Matzneff à Daniel Cohn-Bendit, en passant par Frédéric Mitterrand, les noms des prédateurs protégés par leur statut social défrayent la chronique sans que leur impunité ne soit remise en cause. Les médias, souvent complices, préfèrent ignorer ces affaires, quand ils ne les minimisent pas. Les témoignages recueillis par Jacques Thomet évoquent des rituels sordides, des meurtres d’enfants et un cannibalisme pratiqué dans l’ombre de cercles influents. Malgré l’horreur des faits, aucune enquête approfondie n’est menée, aucune lumière n’est faite.

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Interview de Jacques Thomet par notre journaliste Kate :



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