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Attaques terroristes contre les prisons : Qui se cache derrière le sigle DDPF ?

Depuis quelques jours, les établissements pénitentiaires français subissent une série d’attaques d’une rare violence. La coordination et l’étendue géographique de ces actes ont pris les autorités de court. Entre incendies de véhicules, jets de cocktails Molotov et tirs d’armes automatiques, plus d’une dizaine de prisons, principalement situées dans le Sud-Est et en région parisienne, ont été prises pour cible.

mise à jour le 21/04/25

DDPF, cocktails Molotov et tirs d’armes automatiques : la France confrontée à une nouvelle forme de violence carcérale.

Une signature énigmatique : le sigle « DDPF »

Sur les lieux des attaques, un même sigle a été retrouvé : « DDPF », pour « Défense des Droits des Prisonniers Français ». Ce groupe, actif sur Telegram, revendique ces actions en dénonçant les conditions de détention et les récentes mesures sécuritaires du ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Ses messages, teintés de menaces explicites envers les agents pénitentiaires, mêlent discours sur les droits de l’homme et intimidation violente.


Narcotrafic ou mouvance anarchiste ?

Si le parquet national antiterroriste a été saisi en raison du caractère « concerté et intimidant » des attaques, l’origine de ces actions reste floue. Gérald Darmanin, évoque la piste du narcotrafic, soulignant l’usage d’armes de guerre typiques des réseaux criminels. Toutefois, les revendications, axées sur les droits des détenus, évoquent davantage les mouvances d’extrême gauche anti-carcérales. Ainsi le grand banditisme n’apparaît-il pas à visage découvert.

Surpopulation carcérale et tensions explosives

Ces attaques surviennent dans un contexte déjà tendu au sein des prisons françaises. Une audition des magistrats du tribunal judiciaire de Marseille a eu lieu le 5 mars 2024 au Sénat : hausse de la criminalité mafieuse (DZ Mafia et Yoda), manque de moyens des prisons, de la police et des tribunaux, tout était dit. Rien n’a été vraiment entendu. Emmanuel Macron en a simplement profité pour faire un coup de com’ le 19 mars à Marseille. Sans résultat. Les surveillants pénitentiaires dénoncent depuis des mois le manque de moyens, la surpopulation carcérale et l’impossibilité d’exercer leur métier dans des conditions dignes. Le taux d’occupation de la prison des Baumettes a atteint 188 % selon les magistrats auditionnés au Sénat  en 2024. À l’inverse, les associations critiquent les conditions de détention et les mesures d’isolement renforcées. Un climat de défiance qui, couplé à ces violences extérieures, fragilise encore un peu plus l’institution pénitentiaire.


Une réponse de l’État attendue

Face à cette escalade, les syndicats pénitentiaires exigent une réaction ferme. Les autorités, quant à elles, doivent désormais faire la lumière sur ces attaques tout en renforçant la sécurité des personnels. Une question demeure : ces actions marquent-elles le début d’une campagne de déstabilisation plus large, ou une convergence inédite entre différentes formes de violences anti-institutionnelles ?

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