Ah, l’ironie de l’époque moderne ! Alors que les réseaux sociaux bouillonnent de théories sur les « trolls iraniens » semant la haine en ligne, il s’avère que le véritable instigateur est… un Juif israélien bien en vue ! Avi Goldreich, un homme d’affaires richissime et influent, s’est révélé être la tête pensante derrière un compte anonyme sur le réseau social X (anciennement Twitter), qui appelait à la violence contre les familles des otages israéliens.
בעבר התמודד לוועידת הליכוד, הקים את פורום קיסריה בליכוד, אירח את ישראל כץ, נפגש עם חיים כץ, תרם עשרות אלפים לפייגלין והיום תומך בבן גביר. כשפניתי אליו, בהתחלה הכחיש, אחר כך כתב לי בין היתר:
« הגברת צנגאוקר במו ידיה רוצחת את החטופים ואת בנה, מוטב שתצא מחיינו, היא נזק רציני ». pic.twitter.com/0xiqFrekjW— עמרי מניב Omri Maniv (@omrimaniv) August 11, 2024
Un faux compte, une vraie polémique
Selon le site The Times of Israel, le compte en question, opérant sous le pseudonyme « Beibars » et affichant fièrement une photo de Gengis Khan, était suspecté par beaucoup d’être une création d’un bot iranien. Après tout, qui d’autre aurait l’audace de souhaiter publiquement la mort de la mère d’un otage, Einav Zangauker, tout en encourageant le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à transformer les manifestants en « légumes » ?
Quand l’autosémitisme s’en mêle
Mais changement de cap : loin d’être un agent infiltré, Goldreich est un membre éminent de la communauté juive israélienne, ancien supporter du Likoud, et fervent admirateur de figures politiques controversées comme Ben Gvir. Et oui, ce même homme a poussé la provocation jusqu’à nier en bloc son implication avant d’admettre, devant des preuves accablantes, qu’il était bien le coupable.
Dans un éclair de génie (ou de cynisme), Avi Goldreich a justifié ses propos en déclarant que les familles des otages, en manifestant, faisaient plus de mal que de bien à la cause de leurs proches. Une logique qui, bien sûr, ne manquera pas de faire grincer des dents.
Un jeu dangereux
Si la stratégie de Goldreich était de dénoncer la faiblesse du gouvernement face aux manifestations, elle a eu un effet boomerang. Loin d’apaiser la situation, elle a amplifié le débat sur l’équilibre précaire entre la sécurité nationale et les droits des citoyens. Pendant que certains dénoncent la brutalité policière à l’égard des manifestants, d’autres, comme Goldreich, estiment que le gouvernement est trop indulgent.
Ainsi, dans un contexte où l’antisémitisme est souvent brandi comme le motif de toutes les attaques, voir un Juif s’auto-infliger cette étiquette d’agresseur nous plonge en plein cœur de l’air de l’autosémitisme. Mais comme toujours, la réalité dépasse la fiction.
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