par Tyler Durden,
L’absence d’un plan ou d’une stratégie claire visant à obtenir la libération des otages alimente une profonde colère au sein de la société israélienne. Cette frustration s’accompagne d’une suspicion croissante selon laquelle le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourrait poursuivre la guerre en partie pour garantir sa propre survie politique. Le mouvement de protestation, mené par les proches des captifs qui estiment que les dirigeants israéliens ne font tout simplement pas suffisamment d’efforts, a atteint un point culminant lorsque, lundi, un groupe a perturbé une séance à huis clos de la Knesset en exigeant des mesures concrètes.
« אתם לא תשבו כאן ולנו מתים הילדים שלנו! » – משפחות החטופים התפרצו לוועדת הכספים בדרישה להשיב את החטופים: « מה עם פדיון שבויים? » pic.twitter.com/dypLHW8pNC
— ערוץ כנסת (@KnessetT) January 22, 2024
Un groupe d’environ 20 manifestants a réussi à contourner le personnel de sécurité de la Knesset, pénétrant ainsi lors d’une audience de la commission des finances de la Knesset. Cet incident a été capturé sur vidéo et a rapidement fait la une des médias israéliens. Malgré les efforts d’un agent de sécurité qui a physiquement maîtrisé un homme, ce dernier a tout de même été poussé vers l’avant, accentuant la tension de la situation.
« Vous ne resterez pas assis ici pendant que nos enfants meurent ! », ont crié les manifestants. Certains d’entre eux ont même suggéré : « Et si on rançonnait les otages? ». Les forces de sécurité ont finalement dû recourir à la force physique pour les expulser, nécessitant l’intervention des ambulanciers pour prendre en charge au moins un manifestant qui a nécessité des soins médicaux.
Bien que le Premier ministre Netanyahu n’ait pas assisté à la séance, le mouvement de protestation a intensifié ses actions envers lui, en installant des tentes devant sa résidence pour organiser des manifestations 24 heures sur 24.
Parmi les quelque 250 personnes enlevées le 7 octobre, 105 ont été libérées en novembre à la suite de négociations sous l’égide du Qatar. Pour les autres restées en captivité, l’armée israélienne a confirmé que 31 d’entre elles étaient décédées ou avaient été exécutées. Trois de ces décès ont résulté d’un tragique incident de tir ami qui a suscité l’indignation au sein de la société israélienne.
Families of the Israeli hostages captured on October 7th entered Israel’s parliament, the Knesset, forcing their way through security forces as their rage over Netanyahu’s failure to achieve any significant military or diplomatic progress grows. pic.twitter.com/74zrJcUWqp
— MintPress News (@MintPressNews) January 22, 2024
Les manifestants ont vivement accusé les législateurs de politiser la vie de leurs proches. Pour de nombreuses familles, l’attente est particulièrement angoissante, car elles ne disposent d’aucune preuve de vie émanant du Hamas.
Malgré l’intensification des combats, notamment à Khan Younis, dans le sud de Gaza, les espoirs d’un nouvel accord significatif d’échange de prisonniers avec le Hamas ont été anéantis. En novembre, des centaines de Palestiniens ont été libérés des prisons israéliennes dans le cadre de cet accord. Depuis, des rumeurs circulent sur la possibilité d’un autre accord entre les parties, mais celui-ci n’a pas abouti. L’opération en cours à Gaza et la question de la stratégie à long terme suscitent de plus en plus de tensions et de divisions au sein de la société israélienne.
Article de Tyler Durden du site ZeroHedge, traduit par Le Média en 4-4-2
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