Le calife à la place du calife
Notre monarque républicain s’offusque donc qu’un subalterne ait eu l’outrecuidance de voir son nom associé à l’affaire Epstein. Une réaction présidentielle d’une noblesse rare, presque touchante, lorsqu’on découvre que le chef de l’État apparaît pour sa part 186 fois dans la documentation. À croire que le problème ne réside pas dans la fréquentation du réseau pédocriminel, mais dans le mauvais goût qu’ont les diplomates à se faire prendre.
Les fichiers qui fondent comme neige au soleil
Miraculeusement, les mentions de Macron s’évaporent des archives – 198 il y a deux jours, plus que 186 aujourd’hui. Le hasard fait décidément bien les choses. Pendant que notre cher président exige une inspection pour comprendre pourquoi des « informations » n’ont pas été traitées plus tôt, ses propres mentions s’évanouissent par enchantement. « Affaire interne », nous répond-on. Une formule magique qui, comme par hasard, protège toujours les mêmes.
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