Vladimir Poutine accuse l’Ukraine et l’Occident de provoquer la future crise alimentaire mondiale

Économie, Santé

mise à jour le 09/06/22

Le président russe Vladimir Poutine a répondu, ce 3 juin 2022 (voir vidéo ci-dessous), aux accusations portées contre la Russie sur son rôle présumé dans une future crise alimentaire mondiale. Dans une interview accordée au journaliste russe Pavel Zaroubine, le chef d'État a abordé la problématique de la sécurité alimentaire mondiale, au regard de la crise ukrainienne.

Le président Vladimir Poutine affirme ne pas vouloir empêcher l’exportation de céréales, mais demande à l’Ukraine de déminer les ports, afin que les navires puissent traverser les mers.  « Il existe plusieurs moyens d’exporter le grain. Le premier, c’est de l’exporter à travers les ports qui sont sous contrôle ukrainien. Tout d’abord, il s’agit des ports de la mer Noire, dont Odessa et les ports voisins. Ce n’est pas nous qui avons miné les approches des ports, c’est l’Ukraine qui les a minées. J’ai déjà dit à maintes reprises à tous nos collègues qu’ils les déminent pour que les navires chargés de grain puissent quitter ces ports. Nous garantissons leur passage pacifique sans aucun problème dans les eaux internationales. Il n’y a aucun problème, s’il vous plaît. Ils doivent déminer et sortir les navires du fond de la mer Noire qui ont été délibérément coulés pour rendre difficile l’entrée dans ces ports du sud de l’Ukraine. Nous sommes prêts à le faire et nous n’allons pas profiter de la situation de déminage pour, par exemple, lancer des attaques en mer. »

Après avoir énuméré toutes les possibilités d’exportation des céréales, le chef du Kremlin rappelle que le moyen le plus simple est d’exporter à travers le territoire de la Biélorussie mais que les sanctions de l’Union européennes empêchent l’acheminement. « C’est le moyen le plus facile et le moins cher, parce qu’à partir de là, on peut exporter directement vers les ports des pays Baltes et vers la mer Baltique, et plus loin vers n’importe quel endroit de la planète. Mais pour cela il faut lever les sanctions pesant sur la Biélorussie.« 

 

Le Média en 4-4-2

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