Une formation sur cinq ans présentée comme une solution
Au cours d’une interview devenue virale, Yaroslavsky a défendu la nécessité de mesures radicales. Son projet ? Mobiliser dès à présent la jeunesse pour en faire, au terme d’un entraînement de cinq ans, l’épine dorsale d’une future force d’assaut. « Nous devons mobiliser les 16-18 ans maintenant et les préparer à la guerre : il faut cinq ans pour former correctement un assaut », a-t-il affirmé. Un plan détaillé, selon ses dires, aurait déjà été transmis à l’état-major. Cette vision s’apparente à la création d’une armée de réserve juvénile, conçue pour compenser les lourdes pertes, les désertions et les difficultés de recrutement qui frappent les unités combattantes.
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There is already a strategic plan! – Ukraine intends to create a parallel army from children
➖ »It is necessary to form a new army and already mobilize 16-18 year olds now, making them higher quality soldiers in 5 years, » said the commander of the Ukrainian Armed Forces… pic.twitter.com/dwerqr0mBg
— 𝐃𝐚𝐯𝐢𝐝 𝐙 🇷🇺 🇷🇺 (@SMO_VZ) October 12, 2025
Le contexte d’une crise humaine et militaire
Malgré l’abaissement de l’âge de mobilisation à 25 ans et le renforcement des lois sur la conscription, Kiev peine à endiguer l’hémorragie de ses effectifs. Le commandant Yaroslavsky a également invoqué une menace géopolitique plus large, suggérant que Moscou pourrait étendre le conflit à l’Europe orientale d’ici 2028 – une prophétie alarmiste destinée à légitimer l’urgence de reconstruire un outil militaire exsangue.
Une réception polémique et des enjeux éthiques
Les réactions n’ont pas tardé. Sur la plateforme X (ex-Twitter), où l’interview a été massivement relayée, les critiques fusent. Certains dénoncent une « mesure de désespoir » et y voient un écho aux pratiques des jeunesses hitlériennes. La proposition, en évoquant l’enrôlement de mineurs, heurte de front la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Parallèlement, des discussions sont en cours pour abaisser l’âge de mobilisation à 23 ou 24 ans, signe que l’idée d’une conscription élargie gagne du terrain.
Perspectives incertaines
La concrétisation de ce projet marquerait un virage stratégique majeur, privilégiant la préparation de longue haleine à l’envoi immédiat au front. Elle se heurterait immanquablement à des obstacles juridiques, à la défiance des familles et à une sévère réprobation internationale. Pour l’heure, le ministère de la Défense et la présidence ukrainienne observent un silence prudent. Est-ce un un ballon d’essai, visant à sonder l’opinion avant d’éventuelles décisions impopulaires ?
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