Selon une étude, pour rester positifs, soyez confortés dans vos sentiments !

Santé

mise à jour le 19/03/21

La vie est belle !

Le fait de dire à un ami ou à un membre de sa famille en détresse quelque chose d’aussi simple que « Je comprends pourquoi tu te sens ainsi » peut grandement aider les êtres chers à se sentir mieux, selon une nouvelle recherche.

Dans une étude de l’université de l’Ohio, les participants ont décrit aux chercheurs un incident réel qui les a mis en colère.

Lorsque les chercheurs n’ont ni manifesté soutien ni compréhension face à la colère décrite par les participants, ceux qui se sont exprimé ont manifesté des signes de baisse d’émotions « positives ». En revanche, lorsque les chercheurs ont conforté ce que les participants disaient, leurs émotions positives, protégées, sont restées stables.

Ainsi, lorsque les participants de l’étude ont signalé des baisses d’humeur en se remémorant un événement provoquant de la colère, seuls ceux qui avaient été reconnus dans leurs émotions par l’équipe de l’étude ont signalé une reprise de leur humeur à son point de départ.

Aucune différence significative initiale n’a été constatée dans les émotions négatives des participants, un résultat qui témoigne de l’importance de se concentrer sur la protection de la positivité, a déclaré Jennifer Cheavens, auteure principale de l’étude et professeure de psychologie à l’université de l’Ohio.

« Nous avons sous-estimé le pouvoir des émotions positives. Nous passons tellement de temps à réfléchir à la façon de remédier aux émotions négatives, que nous ne passons pas suffisamment de temps à aider les gens à maîtriser et à nourrir leurs émotions positives », a déclaré M. Cheavens.

« Il est vraiment important d’aider les gens à gérer leur dépression, leur anxiété et leur peur, mais il est également important d’aider les gens à puiser dans la curiosité, l’amour, la souplesse et l’optimisme. Les gens peuvent se sentir tristes et dépassés, mais aussi pleins d’espoir et de curiosité, et ce, dans le même laps de temps. »

Dans trois expériences, les chercheurs ont évalué les effets de la validation et de la négation sur ce qu’on appelle cliniquement les affects positifs et négatifs. L’affect positif fait référence aux émotions positives et à leur expression qui, selon Cheavens, nous permettent d’être curieux, connectés et flexibles dans notre pensée. L’effet négatif, d’autre part, se réfère aux émotions négatives et à leur expression allant du dégoût à la peur à la tristesse.

Comment les expériences se sont-elles déroulées ?

Au total, 307 étudiants de premier cycle ont participé aux expériences. Ils ont rempli des questionnaires mesurant les effets positifs et négatifs au début et à la fin de l’étude. La notation de leur humeur générale a aussi été mesurée à plusieurs moments au cours de ces expériences.

Les chercheurs ont demandé aux participants de réfléchir et d’écrire pendant cinq minutes au sujet d’un moment où ils ont ressenti une colère intense, puis de décrire verbalement ces expériences à un chercheur. En se fondant sur des affectations aléatoires, l’expérimentateur a soit reconnu, soit invalidé leurs sentiments de colère.

Les expériences de colère des participants couvraient un large éventail de situations : problèmes de colocataires, partenaires amoureux infidèles, victimes d’un vol ou colère envers leurs parents.

Les expérimentateurs qui écoutaient leurs histoires utilisaient des phrases préétablies et des scénarios assez flexibles pour y répondre. Les commentaires de validation comprenaient des expressions comme « Bien sûr, vous deviez être en colère à ce sujet » ou « J’entends ce que vous dites et je comprends que vous vous sentiez en colère. »

Dans l’autre scénario, ignorant la rage exprimée, les réponses invalidantes allaient de « Cela ne ressemble pas à de la colère » à « Pourquoi cela vous mettrait-il autant en colère ? »

Les résultats ont logiquement montré que tous les participants avaient une diminution d’« émotions positives » pendant qu’ils pensaient et écrivaient les situations dans lesquelles ils étaient en colère. Cependant, lorsqu’ils ont commencé à décrire la situation aux expérimentateurs, le score d’émotion positive des participants, qui avaient été reconnus comme étant en colère, se repositionnait au niveau initial voire même dépassait le niveau de départ. Les émotions positives de ceux qui ont été ignorés ne se sont pas du tout remises au même niveau pendant leur discussion avec les expérimentateurs.

Dans les deux autres études concernant la mesure de ces sentiments, l’humeur des participants s’est constamment assombrie lorsqu’ils ont examiné ce qui les a mis en colère. Les humeurs ou sentiments des participants qui ont été validés par les chercheurs se sont rétablis à un niveau normal,. En revanche, l’ignorance de l’expression des sentiments des étudiants par l’équipe de recherche a généralement conduit à une détérioration de leur état d’esprit.

L’équipe de recherche a mené les études avec des plans préétablis afin d’appliquer les résultats dans un contexte thérapeutique. Mais les résultats sont également pertinents pour les relations normales, a souligné Cheavens.

« Lorsque vous enclenchez une discussion sur des émotions négatives, cette émotion négative est activée, mais si quelqu’un vous la valide, il garde intacte votre émotion positive. La validation protège l’affect des personnes afin qu’elles puissent rester curieuses et à l’écoute dans les interactions interpersonnelles et en thérapie », a-t-elle déclaré.

« L’ajout de la validation dans la thérapie aide les gens à se sentir compris, et lorsque nous nous sentons compris, nous pouvons recevoir des avis extérieurs sur la façon dont nous pourrions aussi changer. Mais ce n’est pas un aspect clinique unique. Souvent, les manières d’améliorer la thérapie sont des façons d’améliorer le rôle parental, les amitiés et les relations amoureuses. »

– Source : If Anyone Needs to Stay Positive, Just Validate Their Feelings—Study Says
– Traduit par Tanguy pour Le Média en 4-4-2

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