Ces frappes israéliennes ont ravivé l’indignation internationale et suscité une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Turk, n’a pas mâché ses mots en dénonçant ces attaques comme une violation flagrante du droit international :
« Ces attaques représentent une nouvelle évolution dans la guerre, où les outils de communication deviennent des armes explosant simultanément sur les marchés, aux coins des rues et dans les maisons alors que la vie quotidienne se déroule », a déclaré Turk.
Israël un pays terroriste selon L’ONU.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Turk.
« Commettre des actes de violence visant à répandre la terreur parmi les civils constitue un crime de guerre. » pic.twitter.com/1kSNxpyL7B— L’oeil Medias (@LoeilMedias1) September 21, 2024
Un terrorisme d’état dénoncé
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, n’a pas hésité à qualifier ces attaques de terroristes, exigeant des actions concrètes de la part du Conseil de sécurité de l’ONU :
« N’est-ce pas du terrorisme ? Lorsque vous ciblez une population entière dans ses villes, ses rues, ses marchés, ses magasins et ses maisons alors qu’elle vaque à ses occupations quotidiennes », s’est-il indigné lors de la réunion.
🇱🇧🇮🇱 – Abdallah Bou Habib, ministre des Affaires Étrangères du Liban, a brandi au conseil de Sécurité de l’ONU une photo montrant les crimes commis par Israël au Liban. pic.twitter.com/EVt43ltzZF
— Infos Liban – FR (@InfosLiban) September 20, 2024
Le silence de la communauté internationale face à ces actes de violence perpétrés par Israël alimente un sentiment d’impunité, accentué par l’absence de revendication officielle de l’État sioniste.
L’indifférence face aux enfants tués
Ce n’est pas la première fois que la guerre entre Israël et Gaza ou ses voisins fait des victimes innocentes. Les frappes aériennes israéliennes à Gaza ont fait des milliers de morts, dont une grande partie d’enfants. Cependant, la communauté internationale, et en particulier les États-Unis, gardent un silence coupable sur cette tragédie humanitaire.
La députée américaine d’origine palestinienne, Rashida Tlaib, a récemment exprimé son indignation face à cette indifférence. Elle a vivement critiqué ses collègues du Congrès pour leur inaction face aux massacres perpétrés à Gaza. « Comment pouvons-nous rester silencieux alors qu’un document de 600 pages, contenant les noms des Palestiniens tués, montre l’ampleur des pertes humaines ? », a-t-elle demandé lors d’une intervention publique.
The Gaza Ministry of Health released a 649-page document with the name of every identified Palestinian killed in Gaza.
The first 14 pages alone are babies under the age of one.
This is not self-defense. This is genocide. pic.twitter.com/ffoKcMlAIs
— Congresswoman Rashida Tlaib (@RepRashida) September 19, 2024
Cette dénonciation a d’ailleurs valu à Tlaib d’être la cible d’une caricature raciste publiée dans le magazine conservateur National Review, qui la représentait avec un téléavertisseur explosant, en référence à la destruction par Israël des appareils de communication au Liban. Cette attaque symbolise la manière dont les voix s’élevant contre l’impunité israélienne sont systématiquement étouffées ou ridiculisées dans les médias occidentaux.
Absolutely disgusting. Anti-Arab bigotry & Islamophobia have become normalized in our media.
The National Review ran this dangerous cartoon of @RashidaTlaib. This garbage was created by Henry Payne with the @detroitnews.
At what point will people call this out? pic.twitter.com/S7DtYBnKrI
— Abdullah H. Hammoud (@AHammoudMI) September 20, 2024
L’impunité israélienne : Jusqu’à quand ?
Alors que les enfants meurent sous les bombes et que les civils sont pris en otage dans ce conflit interminable, Israël continue d’agir en toute impunité, sans crainte de sanctions internationales. Ce double standard, où l’État sioniste échappe systématiquement à toute condamnation sérieuse, pose une question fondamentale : jusqu’à quand la communauté internationale restera-t-elle passive face à ces massacres ?
Le Liban, comme Gaza, se retrouve une fois de plus au cœur d’un conflit dont les civils sont les premières victimes. Les attaques israéliennes visant des infrastructures civiles, sous couvert de frappes « défensives », ne sont rien d’autre qu’une extension de l’occupation, du terrorisme et de la violence qui gangrène la région depuis des décennies. Et tant que les grandes puissances continueront de fermer les yeux, ces crimes resteront impunis, et les enfants continueront de mourir.
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