Pédocriminalité

Nouvelle victime de l’ombre d’Epstein : Tom Pritzker quitte la présidence de Hyatt, rattrapé par ses « terribles choix » de fréquentations

Le patriarche de l'empire Hyatt, Tom Pritzker, a rendu son tablier lundi. À 75 ans, cet héritier d'une des dynasties les plus riches d'Amérique a quitté la présidence du groupe hôtelier, non pas pour une retraite bien méritée, mais parce que le fantôme de Jeffrey Epstein est venu frapper à sa porte. La publication de documents par le ministère de la Justice a eu le don de lui rappeler de mauvais souvenirs, l'obligeant à un examen de conscience précipité. Il ne briguera pas non plus un siège au conseil d'administration en mai.

mise à jour le 18/02/26

Les archives du ministère de la Justice, en exhumant les liens de Tom Pritzker avec Jeffrey Epstein, viennent de provoquer une nouvelle secousse dans l’establishment américain.

L’aveu tardif d’un « jugement terrible »

Dans une lettre au conseil d’administration de Hyatt, M. Pritzker a cru bon de battre sa coulpe. Il dit « regretter profondément » ses liens avec le célèbre ami des puissants et sa complice, Ghislaine Maxwell. Pour protéger Hyatt de ses propres fréquentations, il a donc pris les devants, reconnaissant un « jugement terrible » et une absence d' »excuse » pour ne pas avoir coupé les ponts plus tôt. Une noble et soudaine prise de conscience, sans doute facilitée par la menace de voir le nom de la famille associé à jamais à celui d’un traficant de mineures.

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L’ombre d’Epstein sur la dynastie Pritzker

Car l’affaire est simple : Jeffrey Epstein, mort en prison dans des circonstances que tout le monde a oubliées, continue de hanter les salons. Les dernières livraisons de dossiers judiciaires ont remis en lumière le nom de Pritzker. Ce n’était pas une première : dès 2024, des allégations l’impliquant dans des activités avec une victime d’Epstein avaient filtré, démenties sur-le-champ, évidemment. Mais la mécanique judiciaire et médiatique n’épargne pas cette famille tentaculaire, qui compte pas moins de onze milliardaires en son sein, du gouverneur de l’Illinois, J.B. Pritzker, à la présidente du conseil de Harvard, Penny Pritzker.

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L’inévitable nettoyage des écuries d’autorité

Cette démission n’est pas un cas isolé. Des années après la mort d’Epstein, les « élites » qui l’ont fréquenté subissent un rattrapage comptable. Sous la pression d’un conseil d’administration soucieux de l’image de la marque, Tom Pritzker a été poussé vers la sortie. Hyatt, le vaisseau amiral fondé en 1957, peut désormais naviguer sans ce boulet. Aucune charge pénale n’a été retenue contre lui pour l’instant, mais sur l’échiquier de la réputation, le roi était en échec.

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Ce nouvel épisode prouve une fois de plus que le poison Epstein continue de se diffuser lentement dans les veines de l’Amérique puissante, forçant quelques figures à payer un tribut public. En attendant que d’autres documents ne soient déclassifiés et que d’autres noms ne surgissent, la famille Pritzker peut retenir son souffle. Les affaires, elles, continuent.

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