L’oligopole bancaire et la monnaie-dette
Contre le mythe persistant, ce ne sont pas principalement les banques centrales qui créent la monnaie, mais les banques commerciales. D’un simple clavier, elles font « ex nihilo » la majeure partie de la masse monétaire, principalement en accordant des crédits. L’escroquerie réside dans l’obligation de rembourser avec intérêts une somme qui n’a jamais existé, créant une rareté artificielle et une pression insoutenable sur les individus et les États. Cette monnaie-dette, purement scripturale, confère aux banques un pouvoir discrétionnaire sur ce qui peut exister ou non dans l’économie réelle.
Expérimenter l’alternative : du jeu à la société du don
Face à ce constat, des alternatives émergent, comme le « jeu de la monnaie ». Cette simulation expérimente quatre systèmes économiques. Le résultat est sans appel : la phase de « don » est la plus joyeuse et la plus productive, tandis que celle de la « monnaie-dette » engendre cupidité et conflits. Inspirée par cette expérience, Chloé Frammery plaide pour une transition, même hybride, vers une économie du don. Cette dernière, déjà pratiquée à petite échelle, permettrait de se libérer du chantage de l’emploi et de la dette, et de retrouver un épanouissement personnel et collectif en développant le meilleur de l’humain.
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