Macron brade les bijoux de famille : après Alstom, le Louvre

Ce dimanche 19 octobre, un vol par effraction a été commis dans la galerie d’Apollon du Louvre qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne. Deux vitrines de haute sécurité ont été prises pour cible et huit objets d’une valeur patrimoniale inestimable ont été dérobés.

mise à jour le 23/10/25

Avec du matériel de bricolage, ils ont réalisé le casse que tout le monde a vu venir.

Dimanche 19 octobre à 9 h 30, le musée du Louvre est ouvert, deux motards remontent les quais de Seine et stationnent leurs scooters T-Max sur le quai François Mitterrand. Deux autres personnes arrivent sur les lieux avec un camion élévateur, montent sur le trottoir et se placent contre une des façades. Ils portent des gilets jaunes bien visibles pour se faire passer pour des employés du musée et déploient l’échelle jusqu’au premier étage où sont exposées les couronnes impériales. Le cambriolage a pris sept minutes chrono avant qu’une alarme se déclenche à 9 h 37.

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Le personnel est personnellement félicité par Rachida Dati

A la vue des cambrioleurs, les cinq agents du musée, présents en salle et dans les espaces adjacents, se sont courageusement mis en sécurité. Rachida Dati ne manquera pas de saluer les équipes du Louvre : aucun blessé parmi le public, les agents sont indemnes. La note rédigée par les collaborateurs de Rachida Dati se réjouit de cette franche réussite.

La piste de l’ingérence étrangère ?

Selon la procureure de Paris, Laure Beccuau, ce casse expéditif porte la marque de la criminalité organisée. L’enquête sur les étoiles de David bleues, les mains rouges, des jets de peinture verte, les cercueils déposés sur l’Arc-de-Triomphe et les têtes de cochons devant des mosquées, c’est elle qui l’a dirigée. Elle a conclu à une ingérence étrangère. À propos du cambriolage du Louvre, elle a déclaré que l’ingérence étrangère « peut faire partie d’une hypothèse parmi les autres ».

À quoi sert une caméra de surveillance ?

Selon un rapport de la Cour des comptes, dans le secteur Denon, où se trouve la Galerie d’Apollon, cambriolée, mais aussi dans le secteur Richelieu, où se trouve la Joconde, les deux tiers des salles ne disposent d’aucune caméra de surveillance. Et pourtant, une caméra de vidéosurveillance était disposée au-dessus de la fenêtre brisée, une autre a enregistré l’arrivée sur les lieux à 9 h 30 (le musée était ouvert depuis une demi-heure) et elle a filmé un des voleurs opérant paisiblement à l’intérieur.

On apprend que le même jour que le vol au musée du Louvre, au petit matin, c’est la Maison des Lumières Denis Diderot de Langres (Haute-Marne), musée municipal, qui a été victime d’un vol de pièces d’or et d’argent anciennes. L’alarme de sécurité s’est bien déclenchée au moment de l’effraction. Les caméras de surveillance, dans le musée, ont enregistré des images, mais le larcin n’a été découvert qu’à 13 h 30 lors de la prise de fonction des agents du musée. Les forces de l’ordre ont immédiatement (c’est-à-dire 5 ou 6 heures après le vol) été alertées et se sont rendues sur place. L’enquête a été confiée à la Brigade de recherche de la gendarmerie de Langres. La Ville annonce lancer un travail de réflexion pour renforcer la sécurité autour de ses deux musées.

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La piste du voleur isolé du musée d’Art moderne

Ce « casse du siècle » au Louvre rappelle celui du musée d’Art moderne en 2010. En un quart d’heure, avaient disparu dans la nature : L’Olivier près de l’Estaque de Georges Braque (1906), la Pastorale d’Henri Matisse (1905), le Pigeon aux petits pois de Pablo Picasso (1911), la Nature morte au chandelier de Fernand Léger (1922) et la Femme à l’éventail de Modigliani (1919).
Le voleur était entré par la baie de New York, donnant sur le quai, l’endroit le plus discret de la façade. Les caméras de vidéosurveillance ont ensuite révélé qu’il avait opéré seul, entre 3 h 35 et 3 h 51. Le dysfonctionnement du système d’alarme et des caméras avait déjà été signalé deux mois plus tôt. Une autre alarme, qui aurait pu repérer le coupable, avait été coupée par les employés car elle se déclenchait n’importe quand, importunant le personnel comme les visiteurs… Et l’écran de contrôle censé s’allumer en cas de détection de mouvement était lui aussi en panne.

Pas besoin de gros moyens pour la cambriole

Récemment le musée de Limoges le 3 septembre 2025 et le musée des Cévennes le 7 octobre ont été cambriolés, mais c’est en province, alors…

La sécurité des musées n’est pas au top, mais les voleurs, eux, ne lésinent pas sur les moyens : monte-charge loué sur LeBonCoin (selon la procureure), disqueuse Leroy-Merlin, T-Max Yamaha un maxi-scooter d’exception qui, disent ses distributeurs, offre le meilleur de la technologie, du design et de la performance, en vente un peu partout, casques de chantier Manufrance, gilets jaunes Décathlon, gants Bricomarché et clés commandées sur Amazon.
Une soixantaine d’enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) sont mobilisés pour interpeller les malfaiteurs et retrouver leur butin.

Justice sera faite (très certainement)

« Nous retrouverons les œuvres et les auteurs seront traduits en justice », a promis Emmanuel Macron. On peut lui faire confiance car cette fois la piste accidentelle n’est pas privilégiée. Nous ne revivrons pas le suspense de l’enquête sur l’incendie de Notre-Dame de Paris :

« L’information judiciaire toujours en cours n’a pas encore livré ses conclusions. Mais la piste accidentelle reste largement privilégiée à ce stade » (Libération en 2024).

« Notre-Dame de Paris : six ans après l’incendie, où en est l’enquête ? » (Le Figaroen 2025)

La clé de l’énigme

La brigade mobile de police judiciaire, dite Brigade du Tigre, a trouvé la clé de l’énigme sous la forme d’un plan Secret Défense soigneusement élaboré depuis 1975 par un nommé Georges Chaulet. Titre : Appelez Fantômette ! Bibliothèque Rose. Nous vous livrons le plan (page 8) :

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« Il suffit de poser une échelle contre le mur, de grimper au premier étage. D’ailleurs, il n’y a qu’un étage. Ensuite, on casse un carreau. On fait dix mètres, on brise la vitrine d’un coup de marteau, et hop ! on a la main sur l’objet. »

La brigade soupçonne que cet ouvrage, bien entendu épuisé, a été fourgué aux apprentis voleurs par un bouquiniste du quai François Mitterrand (un franc-maçon). Décidément rien n’a été laissé au hasard. Ainsi le monte-meubles a-t-il été livré dans une commune à la dénomination prémonitoire : Louvres. Le fait qu’elle soit peuplée de Lupariens ajoute au mystère…

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