Ainsi, quand nos élites européistes geignent sur une prétendue « désindustrialisation inéluctable », François Asselineau répond par la seule thérapie de choc digne d’une nation souveraine : un franc flottant, déprécié par les marchés à hauteur de notre dérive commerciale, qui renchérit mécaniquement le pétrole et les voyages à l’étranger – mais qu’importe, puisque l’essence à la pompe ne grimperait que de 5 %, effacé d’un geste fiscal. Les 15 % de surcoût sur les importations deviennent alors une aubaine : les Français, moins tentés par les produits étrangers, se tourneront vers des productions nationales dopées par des droits de douane réfléchis et des coups de pouce à la consommation locale.
Le chômage importé, cette monstruosité silencieuse de l’euro, reculerait enfin, les comptes sociaux se rééquilibreraient, et le multiplicateur keynésien – celui de 1969, pas celui des technocrates de Francfort – ferait repartir une économie française que Bruxelles a mise en léthargie.
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