Les garde-côtes japonais sont autorisés à tirer sur les navires chinois

Politique

mise à jour le 03/03/21

Garde-côte japonais

L’État nippon a autorisé ses garde-côtes à ouvrir le feu sur tout navire étranger qui accosterait illégalement les îles Senkaku. Un archipel administré par le Japon, mais aussi fermement revendiqué par la Chine.

La diplomatie nippone prend une tournure de moins en moins pacifique face au géant chinois

Le parti libéral démocrate (PLD) — mené par le Premier ministre Yoshihide Suga — vient d’autoriser les garde-côtes japonais à ouvrir le feu contre tout navire étranger qui accosterait illégalement les plages des îles Senkaku. Un changement de stratégie majeur pour les membres de cette force maritime qui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ne pouvaient faire feu qu’après avoir été attaquée en premier.

Selon le Japan Times, les membres du PLD n’ont même pas eu besoin de changer les lois presque intouchables qui régissent l’action des armées japonaises pour autoriser ces actions plus musclées. En effet, les députés du parti majoritaire ont jugé que les garde-côtes nippons ne dépendaient pas exactement du ministère de la Défense mais plutôt du ministère de la Police, ce qui leur a permis de contourner les restrictions imposées aux forces militaires par la constitution japonaise.

Revendiqué par Taïwan et par la Chine

Si cette nouvelle interprétation juridique ne menace aucun gouvernement en particulier, ce sont bien les bateaux chinois présents dans les eaux territoriales des îles Senkaku qui pourraient devenir les futures cibles des garde-côtes japonais. En effet, cet archipel administré par le pays du Soleil-Levant depuis plus de 125 ans est aussi revendiqué par Taïwan (depuis 1969) et par la Chine (depuis 1971). L’intérêt du gouvernement de Xi Jinping pour ces îlots est avant tout économique. En plus de la pêche, leur environnement sous-marin pourrait recéler d’importants gisements d’hydrocarbures.

De nombreux incidents, démonstrations nationalistes et manifestations orchestrés par la République populaire se produisent près de ces îles chaque année. Ces incursions navales chinoises sont encouragées par le gouvernement de Xi Jinping. Deux mois avant que le Japon ne le fasse, la République populaire a aussi établi une nouvelle loi qui autorise les garde-côtes chinois à utiliser leurs armes contre des bateaux étrangers qui circuleraient dans les eaux territoriales chinoises. Pour Pékin, les îles japonaises Senkaku, mais aussi la mer de Chine méridionale, en font partie.

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