L’un arrache des lampadaires pour « lutter contre le système », l’autre se colle aux œuvres d’art en manifestant contre le patriarcat… La révolution, oui, mais avec filet de sécurité.
La jeunesse engagée ne manque pas de contradictions. Entre slogans anticapitalistes et recours aux réseaux parentaux, le militantisme se paie parfois en séquelles dermatologiques.
mise à jour le 05/04/25
L’un arrache des lampadaires pour « lutter contre le système », l’autre se colle aux œuvres d’art en manifestant contre le patriarcat… La révolution, oui, mais avec filet de sécurité.
Chères lectrices, chers lecteurs,
Soyez acteur du changement en soutenant un journalisme véritablement indépendant et de qualité en vous abonnant à notre média financé par les dons de personnes comme vous.
Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance
Abonnez-vousVous devez vous connecter pour publier un commentaire.
Accédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance
Abonnez-vousAccédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance
Abonnez-vousAccédez à des contenus exclusifs et soutenez notre indépendance
Abonnez-vous
Ce que montre cette vidéo, c’est une caricature bien réelle d’une jeunesse élevée dans le confort, prétendant faire la guerre au système tout en vivant entièrement sous sa tutelle. Ces enfants bobos, bardés de slogans vides, de postures morales sans risque, de colles bio pour se fixer aux tableaux, incarnent la révolution déconnectée, aseptisée, validée par les cercles qu’ils prétendent combattre. Ils jouent à la subversion comme on joue à un rôle dans un théâtre : celui du rebelle domestiqué, du révolutionnaire en stage alterné chez LVMH ou en CDI bien au chaud chez Total, une fois la pancarte rangée.
Lame Insoumise méprise cette duplicité. Nous ne sommes pas là pour jouer au révolutionnaire dans un monde de fausse contestation où tout est permis sauf le courage réel. Leur « anticapitalisme » est un spectacle sponsorisé, leur « antipatriarcat » un discours copié-collé appris sur Instagram, et leur « rébellion » s’effondre dès que papa ou Sciences Po peuvent recoller les morceaux. Il n’y a pas d’audace, il n’y a que du théâtre. Ces enfants ne veulent pas renverser le système, ils veulent l’hériter en se donnant bonne conscience.
Nous savons que le système ne tombera pas sous les coups de ceux qui en vivent. Ce n’est pas avec des slogans creux qu’on affronte un pouvoir. C’est avec une volonté enracinée, une pensée libre, une force qui n’attend ni permission ni validation. La jeunesse que nous voulons incarner est celle qui ose briser les mensonges, sortir des scripts imposés, refuser d’être une variable d’ajustement du mondialisme ou des écoles de pouvoir. Pas des figurants de la révolution, mais des âmes insoumises prêtes à payer le prix d’une vraie lutte : celle de l’honneur, de la liberté et de l’avenir.