Le ministre a dégainé sa calculette pour annoncer fièrement que chaque Français, du nourrisson au retraité, doit désormais 45 000 € à l’État. Soit l’équivalent d’une berline haut de gamme… mais sans le plaisir de la conduire.
Pendant ce temps, le gouvernement s’évertue à supprimer des jours fériés plutôt qu’à taxer les ultra-riches, préférant visiblement pressurer les travailleurs que froisser les rentiers. Le monde entier nous envie d’être gouvernés par une élite aussi talentueuse, mais cela a un coût. Comment le calculer ? Il faudrait additionner le nombre de coups de pieds au cul qui se perdent au nombre de ministres et pondérer par le nombre d’occasions qu’ils ont eues de se taire. Ne pas oublier de multiplier les résultats par les salaires mirobolants, les voitures de fonction et les gardes du corps.
Les Français ont payé plusieurs dizaines de millions d’euros pour une Peugeot 607, 508, 308, Citroën C6, C5, Renault Laguna, Mégane, en tout 2 000 véhicules de fonction attribués à l’Élysée, aux ministres, aux sénateurs et députés, dont 600 sont conduits par un chauffeur particulier. L’emploi d’un chauffeur dans un ministère coûte 51 600 à 60 000 euros par an et l’entretien d’un véhicule varie de 3 500 à 5 510 euros par an. Il semblerait finalement que notre très supérieur ministre de l’enseignement Philippe Baptiste et ses collègues nous devraient de l’argent.
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