L’ANSES avertit sur les risques pulmonaires liés à l’inhalation de particules de graphène avec les masques FFP2

Santé

mise à jour le 15/12/21

Selon l’ANSES, en avril 2021, les autorités canadiennes ont retiré du marché plusieurs références de masques de protection FFP2 contenant du graphène sur la base d’un potentiel risque pulmonaire lié à l’inhalation de particules de graphène. Ces mêmes références ayant également été distribuées en France, en particulier aux professionnels de santé, les autorités françaises ont suspendu la distribution de ces masques dans l’attente d’une évaluation des risques par l’Anses, saisie par la Direction générale de la Santé.

Suite à son expertise, l’Agence souligne que les données disponibles ne mettent pas en évidence de situations d’exposition préoccupantes. Pour autant, il est impossible d’évaluer le risque pour la santé lié à l’exposition au graphène, en raison du manque d’information sur le graphène utilisé par les fabricants et sur la toxicité de cette substance, en particulier à long terme. Par ailleurs, l’Agence constate que les objectifs visés par les fabricants du fait de l’ajout de graphène dans les masques ne sont ni exprimés ni démontrés. L’Agence note également que les autorités canadiennes ont levé à l’été 2021 la suspension des références après avoir analysé des données complémentaires fournies par le fabricant.

A l’issue de cette expertise, l’Anses recommande aux autorités publiques de privilégier la mise sur le marché ou la mise à disposition de masques sans graphène.

Aux fabricants et metteurs sur le marché, l’Agence rappelle qu’ils ont la responsabilité de garantir la sécurité d’emploi de leurs produits pour les consommateurs. Cette responsabilité inclut celle d’apporter toutes les données permettant de juger de la nature exacte des matériaux employés, et de démontrer leur utilité dans le produit et leur inocuité dans les conditions normales d’utilisation, tant pour les consommateurs que pour l’environnement.

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