Une révélation douloureuse
Suite à la diffusion d’un documentaire consacré à l’acteur sur France 3, Anthony Delon a réagi sur Instagram. Il a exprimé son amertume face à la divulgation publique d’un épisode traumatique de son enfance : son père l’enfermait dans une cage avec ses chiens pour, selon ses dires de 1985, « l’endurcir » et lui « apprendre ce que c’est d’être un homme ». Une pratique que le fils condamne avec véhémence, lui opposant les vertus de l’amour, de la réassurance et de la bienveillance pour construire un enfant.
La chute des masques
Cette confidence s’inscrit dans un contexte plus large de réévaluation de l’icône, dont la mort réactive la mémoire des zones d’ombre. Kentra, rapportant ces faits, évoque également des rumeurs persistantes sur la bisexualité cachée de l’acteur. Loin de tout procès, ces éléments interrogent la dissonance entre l’homme public, symbole d’une virilité triomphante, et celui qui doit une grande part de sa carrière à Lucchino Visconti, lequel n’a jamais caché son homosexualité. L’homme qui parlait de lui-même à la troisième personne du singulier, utilisant « il » au lieu de « je » a construit sa légende qu’il estimait protectrice. La légende, immortelle à l’écran, retrouve ainsi toute son humanité, complexe et contradictoire.
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