Harcèlement : De la diversion au fait divers

La réalité du harcèlement intéresse peu médias et autorités qui préfèrent le mettre en Une de l'actualité judiciaire pour justifier la suppression de l'anonymat et de la liberté d'expression sur internet. Les « faits divers » tragiques continuent à refléter le malaise du harcèlement au quotidien. Censure, tribunaux et 3018 ne sont que d'indécents cautères sur une jambe de bois.

mise à jour le 20/01/26

Priorité aux plaintes des puissants : le harcèlement ordinaire, lui, est mis en attente.

Brigitte Macron soutenue par sa Justice

Brigitte Macron a été victime de cyberharcèlement. Une dizaine d’internautes choisis au doigt mouillé ont été promptement condamnés en correctionnelle. En se réjouissant de l’issue du procès, sa fille, Tiphaine Auzière, a déclaré : « Je suis venue à l’audience pour expliquer l’impact sur sa vie, parce que c’est quelqu’un qui ne se plaint jamais et n’en parle jamais mais il fallait illustrer le propos au tribunal. »

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Courageusement, au lieu de se laisser aller à déprimer, Brigitte Macron a choisi l’option teuf à EuroDisney.

Les vraies victimes de harcèlement

Victime de harcèlement scolaire depuis décembre une lycéenne de 17 ans s’est suicidée à la gare RER de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne. À la rentrée de janvier, la situation ne s’était pas améliorée, bien que les élèves susceptibles d’être les auteurs des faits de harcèlement aient été convoqués par la direction de l’établissement. Des élèves impliqués dans les faits subis par la défunte sont eux-mêmes victimes de harcèlement.

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Selon la famille, la « jeune femme avait été elle-même convoquée par le chef d’établissement le jour de son décès » et « au cours de cet entretien, l’intéressée avait été renvoyée à sa propre part de responsabilité dans les faits ».

Ce drame est l’aboutissement d’un malaise qui dure. Il y a deux ans, Brigitte Macron était allée écouter un écolier parler du harcèlement dont il était victime… avant de lui tourner carrément le dos.

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Tout récemment Brigitte Macron a détourné deux millions d’euros de Pièces Jaunes, destinées à améliorer le quotidien des enfants hospitalisés, vers une association de lutte contre le harcèlement. Il s’agit de e-Enfance, dirigée par son amie Justine Atlan, qui est censée gérer le numéro 3018. Les vingt salariées se disent épuisées par le rythme des appels à prendre. Après la fusion du 3020 (harcèlement) avec le 3018 (cyberharcèlement),  le nombre d’appels a doublé, sans que des moyens supplémentaires aient été apportés. Sur les 6 000 demandes reçues chaque mois, 3 000 ne peuvent pas être traitées.

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