La saine colère d’un peuple souverainiste
Pour le président des Patriotes, la dynamique naissante autour du « 10 septembre » est un « signe positif » et un « excellent signe de vitalité du peuple français ». Il salue son origine « très frexiteuse », à l’euro et à l’OTAN, qu’il considère comme les « vrais sujets ». Cette mobilisation, aux mots d’ordre de « grève générale » et de défense de l’argent liquide, incarne à ses yeux la résurgence d’une révolte populaire et apolitique dans sa forme initiale, semblable à celle des Gilets jaunes, qu’il appelle de ses vœux à « gonfler ».
Les professionnels du pourrissement à l’œuvre
Mais cette lueur d’espoir est aussitôt tempérée. Florian Philippot dresse une liste méfiante des soutiens annoncés – Mélenchon, Rousseau, le PCF – qu’il accuse de « manipulations » et de vouloir « pourrir » le mouvement. Leur crime ? Ne jamais évoquer « l’Union européenne, l’euro, l’OTAN ». Pire, il redoute que ces éléments, ainsi que les appels à un « 10 septembre antifasciste », ne servent de cheval de Troie à des « fauteurs de troubles » et « black blocs subventionnés ». Leur mission supposée ? Donner un prétexte au pouvoir pour une « terrible répression » et justifier peut-être même le déclenchement de l’article 16 sur les pleins pouvoirs.
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