En Italie aussi : vaccination obligatoire ou enfermement pour les non-vaccinés !

mise à jour le 05/07/21

La campagne commerciale de Big Pharma ne touche pas que la France. En Italie aussi on peut lire, le 4 juillet 2021, « Variant Delta : vaccination obligatoire ou enfermement pour ceux qui ne sont pas vaccinés – les directives des experts ». C’est le titre de Il Gazzettino. La France n’a pas l’exclusivité des torchons. Et un des « experts », Roberto Burioni, 100 % vaccination obligatoire pour tous, n’a vraiment pas volé sa réputation. On le voit partout dans les médias. Au point que certains se demandent s’il a un agent, comme les stars du foot et du cinéma, et combien coûtent ses apparitions à la RAI.

Un expert parmi d’autres : vaccinez-vous tous !

Un des experts appelés à la rescousse par Big Pharma est Roberto Burioni : « Si, comme il semble, la variante Delta a un R0 [taux de reproduction] entre 8 et 10, il faut que les politiques envisagent sérieusement et RAPIDEMENT la vaccination obligatoire pour tous ou nous risquons gros. Le virus n’est plus ce que nous avons connu, il est devenu beaucoup plus dangereux. » Roberto Burioni, virologue pro-vaccin, est partout à la télévision et dans les journaux. Il travaille chez Pomona, un laboratoire financé par Genentech (Roche), Polymun, BioPmed. Dans le domaine des anticorps, Pomona est leader de la conception et du développement de vaccins innovants.

Une fabuleuse équipe scientifique 

Le partenaire de Roberto Burioni et copropriétaire de brevets d’anticorps, Massimo Clementi, a un pedigree d’un kilomètre de long : assistant, professeur associé en virologie et microbiologie d’Ancône à Trieste. Il finit par atterrir à l’hôpital San Raffaele — propriété de Don Luigi Verzè, le grand mafieux ami de Silvio Berlusconi. L’hôpital de Don Luigi, le plus important de la Péninsule, est endetté 1,5 milliard d’euros. Avec l’argent détourné, Don Verzé s’est fait construire une villa grand luxe au Brésil et s’est offert un jet privé à 20 millions d’euros, entre autres dépenses. C’est là que Massimo Clementi, retrouve son collègue Burioni. Le décor devait leur plaire. Ils vont faire équipe. Ensemble, ce tandem prodigieux, en l’espace d’une décennie, de 2006 à 2016, n’aura déposé que 39 brevets ! Tous les deux deviendront propriétaires de plusieurs anticorps destinés à être insérés dans les vaccins ! Et cela pour une brochette d’entreprises : les sociétés Pomona Ricerca, Ribovax Biotecnologie, Generale Anticorpi, Biotecnologie et Bracco Imaging — la meilleure des Big Pharma italiennes. 

Bracco, le Big Pharma italien

Chez Bracco, le PDG, Diana, avait sorti de l’entreprise quelques millions pour l’entretien de ses villas à Capri et sur la Côte d’Azur, de petits oublis administratifs… Fraude fiscale, fausses factures, détournement de fonds : le 19 octobre 2016, elle fini par devoir passer deux ans par la case prison. Heureusement, le coronavirus et Roberto Burioni sont arrivés pour sauver l’affaire !

La nullité de Roberto Burioni, l’homme payé par Pomona-Bracco a été démasquée par une vidéo (en italien). Il s’agit d’une commission d’enquête sénatoriale. Il affirme à Maurizio Romani, sénateur, que c’est justement parce qu’il y a des contre-indications qu’il faut vacciner tout le monde. Le niveau scientifique de l’échange donne le vertige ! Il poursuit : les vaccins ont des contre-indications, certes, mais un médecin qui déconseille un vaccin sans aucune contre-indication raconte de dangereux mensonges à son patient. Dans d’autres pays il serait radié, dans le nôtre il devrait l’être, affirme-t-il. 

On peut douter que Roberto Burioni soit à l’origine de ses 39 prodigieuses découvertes.

La Justice devrait suivre son cours sinueux

Face à des accusations de conflits d’intérêt à propos des vaccins anti-Covid — l’Italie a aussi des gens qui voient le mal partout —, Roberto Burioni a porté  plainte. Sur Twitter le 15 janvier 2021, il s’exprime sobrement : « Le juge des enquêtes préliminaires du Tribunal de Milan a saisi mes diffamateurs. Vous trouverez sur ce lien un court extrait de l’ordonnance. Pour le reste, la justice suivra son cours. »

L’argumentation de cette ordonnance repose sur le fait que les anti-corps monoclonaux dont Roberto Burioni possède les brevets existaient avant le Covid-19. Toute ressemblance entre ses déclarations dans les médias en faveur d’une vaccination de toute la population et un conflit d’intérêts serait donc purement imaginaire.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

partage cet article !