Cette décision est d’autant plus regrettable qu’Ubisoft, fleuron de l’industrie numérique française, est l’un des rares géants capables de rivaliser avec les grands éditeurs américains et japonais tout en conservant une certaine indépendance et une identité créative unique.
Le problème réside dans le fait qu’Ubisoft, comme toute entreprise cotée en bourse, doit se conformer aux exigences ESG (Environnement, Social, Gouvernance) ou DEI (Diversité, Équité, Inclusion) imposées par ses investisseurs et actionnaires. Au sein des équipes, la situation a également évolué. Les anciens programmeurs et designers, majoritairement des hommes blancs, ont été remplacés par des équipes multiculturelles dont beaucoup de membres ont été sensibilisés aux idéaux progressistes durant leurs études (climat, inclusivité, féminisme, etc.).
Cette double pression, à la fois des investisseurs et des équipes internes, crée une tenaille culturelle propice au wokisme. Et ce n’est pas à un cas isolé : il y a à peine à un mois, l’industrie du jeu vidéo avait été frappée par l’échec retentissant du jeu Concord, jugé trop woke. Projet développé pendant 7 ans et financé par le géant Sony à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars, le jeu a connu un lancement désastreux avec une absence de joueurs lors de son lancement, toutes plates-formes confondues.
L’entreprise vient d’annoncer que la sortie du jeu, initialement prévue pour novembre, est repoussée à février 2025. Bien que les retards soient courants dans l’industrie pour permettre aux équipes de peaufiner le produit, cette décision inattendue fait manquer à Ubisoft la période cruciale de Noël pour son jeu phare, déjà terni par la controverse autour du samouraï noir dans le Japon médiéval.
Avec ce jeu, Ubisoft joue gros. Après la déception de son jeu Star Wars cet été, un échec d' »Assassin’s Creed » pourrait être fatal pour l’entreprise. De plus, un appel à la grève a récemment été lancé suite à une décision concernant le télétravail. Dans ce contexte tendu, le comité de direction a lancé un audit de l’entreprise et a rappelé qu’elle « cherche à toucher le plus grand nombre de joueurs et non à promouvoir une idéologie en particulier. »
Si l’on était tenté par le complotisme, on pourrait croire à une attaque délibérée pour faire baisser la valeur d’Ubisoft et faciliter son rachat à bas prix par un concurrent. Ce serait un fleuron français de plus qui passerait sous contrôle étranger…
Un article rédigé d’après les posts de Stanislas Berton sur son canal Telegram.
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