Santé

Procédure collective de Verity France et Marc Doyer contre Olivier Véran : Enfin des comptes à rendre sur les contrats vaccinaux Covid-19 ?

A Paris, ce samedi 20 juin à la Maison du Barreau, plusieurs actions collectives contre ce que leurs initiateurs présentent comme des abus de pouvoir ont été annoncées. Parmi elles, une procédure portée par Verity France et son porte-parole Marc Doyer vise directement Olivier Véran et sa conduite de la crise sanitaire. Au centre du dossier : les contrats vaccinaux liés au COVID, leurs zones d’ombre, leurs clauses avantageuses pour les laboratoires et les déclarations publiques d’un ancien ministre qui, des plateaux de télévision aux communiqués officiels, aura incarné la certitude d’État avec une aisance presque clinique.

mise à jour le 22/06/26

Après les slogans officiels et les seringues obligatoires, voici venu le temps, moins festif pour le pouvoir en place, des pièces judiciaires.

La question du mensonge d’État

L’enjeu est simple, du moins sur le papier : établir si Olivier Véran a trompé les Français sur la sécurité et les effets de ces produits. Les requérants entendent s’appuyer notamment sur les contrats conclus avec les fabricants, dont Pfizer, dans lesquels ceux-ci reconnaissaient ne pas disposer de toutes les données concernant les effets à long terme. Dans le même temps, Olivier Véran affirmait publiquement que les vaccins étaient sûrs, qu’ils n’étaient plus expérimentaux et que la population pouvait s’y soumettre sans autre forme d’inquiétude. La nuance, visiblement, n’a jamais été le produit le plus remboursé par la communication gouvernementale.

Marc Doyer, un combat personnel devenu collectif

Marc Doyer n’est pas entré dans ce dossier par goût de la polémique médiatique. Son épouse, Mauricette Doyer, est décédée d’une maladie de Creutzfeldt-Jakob après avoir reçu une injection contre le COVID. Depuis, Marc Doyer réclame des réponses, demande des comptes et refuse que les victimes présumées d’effets secondaires soient reléguées dans le rayon commode des gêneurs publics. Avec Verity France, association qui accompagne des familles touchées par des complications après vaccination, il se bat pour faire entendre une parole longtemps méprisée, souvent caricaturée, parfois insultée. Le vieux réflexe est connu : quand une victime pose une question, on lui tend une étiquette.

Verity France face au mur pharmaceutique

Verity France collecte des témoignages, soutient des familles et veut mettre au jour les responsabilités politiques, sanitaires et industrielles de la période COVID. Pour l’association, il ne s’agit pas seulement d’interroger les laboratoires, mais aussi ceux qui ont porté leur discours, relayé leurs promesses et transformé la prudence médicale en injonction civique. Big Pharma, dans cette affaire, n’apparaît pas comme un simple fournisseur de seringues, mais comme un acteur central d’un dispositif où l’argent public, les clauses contractuelles et la docilité politique semblent avoir dansé une valse particulièrement rentable.



Huit procédures contre l’arbitraire sanitaire

Cette action contre Olivier Véran s’inscrit dans un ensemble plus vaste de huit procédures collectives annoncées le même jour. Toutes visent, selon leurs organisateurs, des dérives nées de l’état d’exception sanitaire : abus d’autorité, censure, conflits d’intérêts, intérêts privés repeints aux couleurs du bien commun. Mais celle concernant les contrats vaccinaux touche un nerf particulièrement sensible : la possibilité que l’État ait encouragé, imposé ou favorisé l’usage de produits dont les fabricants eux-mêmes reconnaissaient ne pas maîtriser tous les effets à long terme. Dans une démocratie normale, cela mériterait au moins quelques explications. Dans la nôtre, il faut apparemment une procédure collective.

Les profits, les clauses et les oubliés

Pendant que les laboratoires engrangeaient des milliards, les contrats leur offraient une protection juridique que bien des citoyens aimeraient connaître dans leur vie quotidienne. Les responsables politiques, Olivier Véran en tête, martelaient la formule magique : « sûr et efficace ». De leur côté, les victimes et leurs familles devaient se débrouiller avec leurs symptômes, leurs deuils, leurs dossiers médicaux et le mépris social réservé aux dissidents sanitaires. Beaucoup furent renvoyés au complotisme, ce mot-valise si pratique pour fermer une conversation sans avoir à ouvrir un dossier.

Le principe de précaution, grand disparu de la crise

Marc Doyer et Verity France affirment ne rien inventer. Ils disent s’appuyer sur les contrats, sur les témoignages des victimes et sur ce fameux principe de précaution que l’on invoque d’ordinaire avec gravité, sauf quand il contrarie une campagne vaccinale massive. Le cœur de leur démarche tient en quelques questions : qui savait quoi ? À quel moment ? Qu’a-t-on volontairement tu ? Qui a protégé les industriels ? Qui a sacrifié le doute scientifique sur l’autel d’une communication sanitaire devenue catéchisme républicain ?



Une justice attendue au tournant

Saisir la justice n’est pas organiser un procès en sorcellerie. C’est, au contraire, demander que les faits soient établis, les responsabilités précisées et les discours confrontés aux documents. Olivier Véran devra-t-il répondre de ses déclarations ? Les contrats révéleront-ils des contradictions majeures entre la prudence écrite et l’assurance télévisée ? Les victimes obtiendront-elles enfin autre chose que des regards gênés et des silences administratifs ? C’est tout l’enjeu de cette procédure, dont la portée dépasse largement le cas d’un ancien ministre.

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