Pédocriminalité

Archive 2007 : Anne Hidalgo promouvait l’entrée des hommes dans la petite enfance (à 95 % féminine) face à Alain Soral

En juillet 2007, sur le plateau de "Tant qu’il y a de la vie" sur Direct 8, Anne Hidalgo, alors première adjointe au maire de Paris, défendait avec une candeur désarmante sa politique de « mixité des emplois » dans la petite enfance. À l’époque, ce secteur était occupé à 95 % par des femmes. Face à Alain Soral, elle osait cette question rhétorique : « Dans le domaine de la petite enfance où, à Paris, nous avons 95 % de femmes, nous sommes en train de faire la mixité des emplois, c’est-à-dire de faire entrer des hommes. Eh bien, c’est très bien, non ? » Le temps, lui, a donné sa réponse.

mise à jour le 29/05/26

Vingt ans après son plaidoyer face à Alain Soral pour la mixité, Anne Hidalgo découvre les conséquences dramatiques de son progressisme.

Près de vingt ans plus tard, le progressisme triomphant d’Anne Hidalgo se heurte à une réalité sordide. Le parquet de Paris a ouvert des enquêtes pour violences physiques et sexuelles sur mineurs dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une dizaine de crèches municipales. Aucun arrondissement n’est épargné. Laure Beccuau, la procureure, parle pudiquement de phénomène « systémique ».

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Des chiffres qui glacent le sang

Les statistiques dressent un tableau accablant. Depuis début 2026, 78 animateurs du périscolaire ont été suspendus, dont 31 pour des soupçons de violences sexuelles. En 2025, une trentaine d’autres l’avaient déjà été, dont une vingtaine pour des faits à caractère sexuel. Les signalements concernent principalement des agressions sur des enfants de 3 à 9 ans. À l’école Saint-Dominique, dans le 7ᵉ arrondissement, neuf animateurs ont été écartés d’un coup pour violences physiques, sexuelles et « posture professionnelle inappropriée » – un euphémisme qui fait frémir.



La Ville de Paris, pyromane et pompier

Sous la mandature Hidalgo, la Ville exerçait une responsabilité exclusive sur le recrutement, la formation et l’encadrement du personnel. Pourtant, les alertes sur les risques pédocriminels existaient depuis longtemps. Les critiques pleuvent : signalements étouffés, animateurs suspectés simplement mutés d’une structure à l’autre, opacité généralisée, lenteur coupable dans le renforcement des contrôles. Il a fallu des mois de mobilisation des parents et de révélations médiatiques pour que la mairie daigne agir.

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Trop peu, trop tard : les annonces creuses de la mairie

Anne Hidalgo et son équipe – son premier adjoint Emmanuel Grégoire jusqu’en 2024, l’adjoint à l’éducation Patrick Bloche – sont dans le collimateur. La réponse municipale ? Une succession de plans d’urgence : contrôles renforcés, nomination d’une Défenseure des enfants, et, sous Emmanuel Grégoire devenu maire, un plan de 20 millions d’euros avec 2 800 agents supplémentaires et la règle « aucun enfant seul avec un adulte ». Anne Hidalgo assure avoir « agi chaque fois qu’elle a eu une information ». Les parents, eux, parlent de déni et de retard coupable.



Le progressisme ou la sécurité : il fallait choisir

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Ce drame révèle l’impasse d’un système où l’idéologie a primé sur la protection des plus vulnérables. Les familles exigent désormais transparence absolue, audits indépendants et sanctions exemplaires. Le parquet poursuit ses investigations. Mais la question reste : comment Anne Hidalgo, qui défendait en 2007 face à Alain Soral l’entrée massive des hommes dans les crèches, a-t-elle pu ignorer si longtemps les risques pédocriminels ? Entre volonté de mixité et incapacité à protéger, la responsabilité politique de la municipalité parisienne est aujourd’hui écrasante. Les parents parisiens, eux, attendent toujours des comptes.

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