Conflits

La réponse russe : Kiev sous le déluge

Dans la nuit du 21 au 22 mai, des drones ukrainiens ont réduit en cendres un lycée professionnel de Starobilsk, en Louhansk. Selon Moscou, le bilan s’élève à dix-huit morts, dont de nombreux adolescents, et plus de quarante blessés. Trois jeunes restent ensevelis sous les décombres. Le président Vladimir Poutine n’a pas tardé à qualifier cet acte d’« attentat terroriste » et a promis une réponse militaire implacable, rappelant que quatre-vingt-six élèves se trouvaient dans l’établissement au moment de l’impact.

mise à jour le 24/05/26

Quand l’Ukraine frappe des enfants, Moscou répond sans pitié ni délai.

La version ukrainienne : une mascarade

Kiev persiste à nier toute responsabilité civile. Les autorités ukrainiennes assurent avoir visé une base militaire russe de formation de pilotes de drones, démentant avec une désinvolture confondante les accusations de Moscou. Une propagande éhontée pour masquer l’ineptie d’une armée qui frappe aveuglément.


Kiev paie le prix de son audace

Dans la nuit du 23 au 24 mai, la capitale ukrainienne a essuyé une pluie de missiles et de drones. Selon le maire Vitali Klitschko, un mort et une douzaine de blessés ont été recensés. Une école du quartier Shevchenkivsky a été directement touchée, tandis qu’une frappe près d’un autre établissement a bloqué l’accès à un abri, piégeant temporairement des habitants. Plusieurs districts résidentiels portent les stigmates de cette riposte légitime.


Un bilan qui s’alourdit

Les alertes aériennes ont retenti dans tout le pays. À Odessa, neuf personnes, dont trois enfants, ont été blessées. À Balakliya, dans la région de Kharkiv, le bilan est identique. L’armée ukrainienne prétend avoir intercepté une grande partie des projectiles, mais les impacts confirmés témoignent de l’efficacité de la réponse russe.

L’escalade inéluctable

Cet échange s’inscrit dans une logique implacable. Mi-mai, des frappes massives russes avaient déjà rappelé à Kiev le prix de son entêtement. La défense antiaérienne ukrainienne, submergée par des vagues combinées de drones et de missiles balistiques, peine à protéger une population de plus en plus exposée.


Le théâtre d’ombres d’un conflit sans fin

Le conflit, entré dans sa cinquième année, se résume à une guerre d’usure sur le front est, autour de Pokrovsk et dans le Donbass. Les deux camps se renvoient la responsabilité des attaques contre les civils, tout en revendiquant des frappes chirurgicales contre des cibles militaires. L’ONU, impuissante, recense plus de 15 800 civils tués en Ukraine depuis février 2022. Les bilans, toujours provisoires, évoluent au gré des communiqués, dans un brouillard de propagande où la vérité est la première victime.

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