Politique

Lionel Jospin ou l’art de trahir en costume

Lionel Jospin est mort, et déjà, la classe politico-médiatique s’agite comme un essaim de mouettes affamées. Entre les hommages larmoyants et les éloges funèbres, une question persiste : que reste-t-il vraiment de cet homme, sinon le souvenir d’un socialiste qui a mieux servi le capital que le peuple ?

mise à jour le 28/03/26

La République, peut-être, lui dit merci. La France, elle, n’a rien à lui reprocher… si ce n’est d’avoir été son pire ennemi.

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Jospin, c’est l’histoire d’un trotskiste repenti, passé maître dans l’art de la conversion idéologique. Après avoir rêvé de révolution rouge dans les rangs de l’OCI, il a troqué ses illusions contre un costume-cravate et les délices du pouvoir. Sous Mitterrand, il a appris les ficelles : privatisations déguisées en modernisation, 35 heures transformées en usines à précarité, et une CMU qui, malgré ses mérites, n’a jamais compensé le démantèlement méthodique des services publics. Premier ministre de 1997 à 2002, il a orchestré la vente à la découpe du patrimoine français – Air France, France Télécom, Thomson, Crédit Lyonnais – tout en caressant l’Europe libérale dans le sens du poil. Ses chevaux de bataille : la monnaie unique européenne (traité de Maastrich en 1992) et l’immigration (traité d’Amsterdam en 1997). Voici ce qu’il déclarait à l’Assemblée le 18 janvier 1999 :

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« L’année 1999 sera européenne. Elle a commencé avec la naissance de l’euro ; elle se poursuit, pour nous, par la ratification du traité d’Amsterdam. »
« Le traité d’Amsterdam prévoit le transfert dans la sphère de compétence communautaire de plusieurs matières liées à la circulation des personnes au sein de l’Union, comme les contrôles aux frontières extérieures, l’asile et l’immigration. »

Résultat ? Un bilan économique désastreux, une gauche désorientée, et des actionnaires comblés. Même ses « avancées sociales » – parité forcée, emplois jeunes jetables – sentaient le coup médiatique plus que la conviction. Et quand le peuple l’a sanctionné en 2002, il a fui la politique comme un rat quitte un navire en perdition.

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