Jospin, c’est l’histoire d’un trotskiste repenti, passé maître dans l’art de la conversion idéologique. Après avoir rêvé de révolution rouge dans les rangs de l’OCI, il a troqué ses illusions contre un costume-cravate et les délices du pouvoir. Sous Mitterrand, il a appris les ficelles : privatisations déguisées en modernisation, 35 heures transformées en usines à précarité, et une CMU qui, malgré ses mérites, n’a jamais compensé le démantèlement méthodique des services publics. Premier ministre de 1997 à 2002, il a orchestré la vente à la découpe du patrimoine français – Air France, France Télécom, Thomson, Crédit Lyonnais – tout en caressant l’Europe libérale dans le sens du poil. Ses chevaux de bataille : la monnaie unique européenne (traité de Maastrich en 1992) et l’immigration (traité d’Amsterdam en 1997). Voici ce qu’il déclarait à l’Assemblée le 18 janvier 1999 :
« L’année 1999 sera européenne. Elle a commencé avec la naissance de l’euro ; elle se poursuit, pour nous, par la ratification du traité d’Amsterdam. »
« Le traité d’Amsterdam prévoit le transfert dans la sphère de compétence communautaire de plusieurs matières liées à la circulation des personnes au sein de l’Union, comme les contrôles aux frontières extérieures, l’asile et l’immigration. »
Résultat ? Un bilan économique désastreux, une gauche désorientée, et des actionnaires comblés. Même ses « avancées sociales » – parité forcée, emplois jeunes jetables – sentaient le coup médiatique plus que la conviction. Et quand le peuple l’a sanctionné en 2002, il a fui la politique comme un rat quitte un navire en perdition.
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