Religion

Rabbin Yaakov Maden : « Des sévices pédocriminels commis au nom d’anciens rituels remontant à l’époque du culte de Baal »

Le 25 janvier 2026, le rabbin Yaakov Medan, figure incontournable du sionisme religieux et co-directeur de la prestigieuse yeshiva Har Etzion, a rompu un silence assourdissant. Dans une vidéo diffusée sur la chaîne YouTube Mashav, il a dénoncé des violences sexuelles ritualisées perpétrées sur des mineurs au sein de la communauté dati leumi. Ces pratiques, selon lui, ne relèvent pas de déviations individuelles, mais d’une tradition macabre, héritée de cultes archaïques comme celui de Baal, soigneusement perpétuée sous couvert de religiosité.

mise à jour le 20/03/26

La religion comme alibi, le silence comme complice : bienvenue dans l’enfer des abus rituels en Israël.

Des rituels barbares sous le voile de la sainteté

Medan s’appuie sur des témoignages glaçants de parents dont les fils ont subi ces sévices lors de cérémonies à la frontière du religieux et du satanique. « Des enfants sacrifiés sur l’autel d’une foi pervertie », tonne-t-il, avant d’exhorter ses pairs à cesser de fermer les yeux. L’ironie est cruelle : ces crimes ne se commettent pas dans l’ombre des margoulins, mais au cœur des familles et des institutions les plus respectées.

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Un témoignage qui dérange, une mort qui interroge

Quelques semaines plus tard, l’affaire Shoshana Strook vient confirmer ces craintes. À 34 ans, cette fille de la ministre Orit Strook – icône de la droite colonisatrice – brise l’omerta familiale dans une série de vidéos postées en ligne. Elle y décrit, avec une précision clinique, des « cérémonies pédophiles » où drogues, hypnose et dissociation servaient à briser les enfants dès leur plus jeune âge. Psychologue de formation, elle réclamait une aide désespérée, promettant de guider d’autres victimes vers la lumière.

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Une fin tragique, des questions sans réponses

Le 15 mars 2026, Shoshana est retrouvée morte dans son domicile du moshav d’Amirim. « Suicide » ou « accident » ? La police israélienne, promptement mobilisée, évite soigneusement le terme d’assassinat. Pourtant, ses accusations, jamais investiguées, continuent de hanter les réseaux sociaux. Comment une femme aussi déterminée, aussi lucide, peut-elle disparaître si brutalement ?

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L’hypocrisie d’un système qui protège les siens

Ces deux affaires – le cri d’alarme de Medan, le calvaire de Strook – révèlent une vérité insoutenable : en Israël, certaines communautés religieuses fonctionnent comme des États dans l’État, où la loi du silence prime sur celle des hommes. Les victimes ? Des enfants sacrifiés deux fois : d’abord sur l’autel de rituels obscurs, ensuite sur celui de l’indifférence générale.

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