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SAS supprime 1 000 vols : comment la guerre d’Israël contre l’Iran va frapper le transport aérien et vos vacances

Scandinavian Airlines System annonce la suppression d’environ 1 000 vols à cause de la flambée du carburant aérien. Derrière cette décision, il y a l’escalade militaire contre l’Iran par Israël et les États-Unis, la tension autour du détroit d’Ormuz et le choc provoqué par l’attaque contre South Pars, l’un des points les plus sensibles du système énergétique régional.

mise à jour le 19/03/26

Le ciel européen encaisse déjà le choc, il faut quoi de plus pour s’en rendre compte ?

La première vraie secousse est là. La compagnie scandinave SAS a annoncé la suppression d’environ 1 000 vols, sous l’effet de la flambée du carburant aérien. Ce n’est pas un simple ajustement technique. C’est l’un des premiers signes visibles, en Europe, d’une crise partie du Moyen-Orient : l’escalade militaire contre l’Iran, la pression sur le détroit d’Ormuz, puis l’attaque contre South Pars, l’un des sites gaziers les plus sensibles au monde.

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SAS taille dans son programme de vols

SAS a commencé à réduire la voilure parce que le prix du kérosène a brutalement grimpé. Le Wall Street Journal rapporte que la compagnie coupe des centaines de vols en mars et en avril, tandis que d’autres sources font état d’un total d’environ 1 000 suppressions, surtout sur des liaisons où des alternatives existent déjà. Dans le même temps, les transporteurs répercutent la hausse sur les billets, ou commencent à revoir leurs réseaux.

Le mouvement reste, pour l’instant, limité. Mais il marque une rupture : on n’est plus seulement dans la hausse des prix à la pompe ou du gaz, on commence à voir des compagnies aériennes supprimer des vols parce que leur carburant coûte trop cher.

D’où vient le choc

Pour comprendre cette poussée des coûts, il faut revenir au point de départ : la guerre menée contre l’Iran. Depuis la fin février, les frappes israéliennes et américaines contre des cibles iraniennes ont déclenché une escalade militaire et maritime dans une zone qui pèse lourd dans l’énergie mondiale. Donald Trump a ensuite pressé ses alliés d’aider à sécuriser le détroit d’Ormuz, passage clé pour une part massive du pétrole mondial, mais plusieurs partenaires, dont des pays européens, ont refusé de s’engager militairement.

À partir de là, tout s’est emballé. Le détroit d’Ormuz s’est retrouvé sous pression, le marché a commencé à anticiper des ruptures d’approvisionnement, et le kérosène a suivi la même pente que le brut. Selon l’Associated Press, le prix du jet fuel est monté à 3,93 dollars le gallon, contre 2,50 dollars avant le début de la guerre. Pour les compagnies, l’effet est immédiat : des centaines de millions de dollars de surcoûts en quelques semaines.

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Pourquoi les avions paient la facture

Le transport aérien est souvent l’un des premiers secteurs à encaisser ce genre de choc. Une compagnie peut absorber quelque temps une hausse modérée du carburant. Mais quand les prix bondissent en quelques jours, l’équation change. Le kérosène représente une part majeure des coûts d’exploitation, surtout sur le long-courrier. Quand il grimpe d’un coup, il faut choisir : augmenter les billets, rogner sur les marges, ou supprimer des vols.

SAS a choisi de couper dans son programme. D’autres groupes, pour l’instant, préfèrent les surcharges carburant, les hausses tarifaires ou les ajustements progressifs. Cathay Pacific, Air France-KLM et Thai Airways ont déjà relevé certains frais ou prix, tandis que les grands transporteurs américains disent encore tenir grâce à la demande et à leurs recettes. Mais ce répit pourrait ne pas durer si la tension s’installe.

Ce que cela annonce pour les autres compagnies

C’est probablement le point le plus important. SAS n’est peut-être qu’un début. Tant que la guerre se prolonge, que le détroit d’Ormuz reste sous menace et que les infrastructures énergétiques du Golfe demeurent exposées, le transport aérien mondial reste vulnérable. Les compagnies les plus protégées aujourd’hui le sont souvent grâce à des contrats de couverture ou à leur trésorerie. Mais si la crise dure, même de très gros acteurs pourraient être forcés de réduire certaines dessertes, de relever fortement leurs tarifs ou de revoir leur offre pour l’été.

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Autrement dit, l’annonce de SAS ne raconte pas seulement l’histoire d’une compagnie scandinave qui coupe quelques rotations. Elle raconte autre chose : la guerre contre l’Iran commence à produire des effets concrets dans la vie économique européenne. D’abord le gaz et les marchés. Ensuite le kérosène. Puis les billets d’avion. Et peut-être, si l’escalade continue, une vague beaucoup plus large de réductions de vols dans le secteur.

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