
Exemple : Serfati a plaidé pour un immigré algérien contre son expulsion
En 2015, Franck Serfati a défendu un Algérien né en 1974 devant la Cour administrative d’appel de Paris (arrêt du 23 octobre 2015, dossier 15PA00954). L’homme était entré en France en 2004 avec un visa touristique, vivait là depuis plus de 10 ans et demandait un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le préfet du Val-de-Marne avait refusé le titre et prononcé une OQTF (obligation de quitter le territoire français) avec retour forcé en Algérie sous 30 jours. Serfati a tout plaidé : violation des accords franco-algériens et du code de l’entrée et du séjour des étrangers, illégalité de l’OQTF. Il réclamait l’annulation des deux décisions, une injonction pour délivrer le titre de séjour sous 15 jours et 2000 € de frais. La cour a rejeté le recours, l’OQTF a été maintenue. Mais le fait est là : Serfati a activement défendu cet immigré pour qu’il obtienne ses papiers et reste en France, en contestant directement l’expulsion devant les juges. C’est du concret, pas une simple mention sur un annuaire.
Plus récemment, le 10 août 2023 (CAA Douai, n° 23DA00836), la Cour administrative d’appel de Douai examine le dossier de M. A, représenté par Me Franck Serfati, qui demande l’annulation d’un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 16 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l’ayant obligé à quitter le territoire français (OQTF), avec fixation du pays de renvoi… La cour rejette l’appel comme manifestement infondé.
Donc, récapitulons pour les Parisiens tentés par le vote « stop à l’immigration » :
- Vous votez Knafo/Serfati pour « inverser totalement » la politique migratoire ?
- Mais en coulisses, la tête de liste Serfati aide activement des immigrés à contourner les refus préfectoraux et à s’installer durablement.
- Pendant que Knafo crie « l’immigration n’est pas une solution mais un problème », son lieutenant numéro un au XIXe plaide pour que le problème… devienne solution permanente.
C’est beau comme une pub pour un double discours : d’un côté le tonitruant « Fermons les frontières ! », de l’autre le discret « Bienvenue, voici votre recours gagnant ». Une arnaque magistrale pour l’électeur lambda qui croit voter contre l’immigration massive, alors qu’il finance indirectement un avocat qui la facilite au quotidien devant les juges.
Bravo pour cette cohérence idéologique à géométrie variable ! Les Parisiens qui rêvent d’un Paris « comme la Suisse » (selon les mots de Knafo) risquent surtout de se retrouver avec un arrondissement où l’on combat l’immigration le jour… et où on la défend victorieusement la nuit. À méditer avant le 15 ou 22 mars 2026. Ou pas. Après tout, en politique, l’hypocrisie, c’est parfois juste une question de timing.
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