De la promotion d’Éric Zemmour, malgré les multiples témoignages d’agressions sexuelles recueillis par Mediapart, à la défense acharnée de Gérard Depardieu, visé par une plainte pour viol, en passant par la plateforme offerte à l’avocat Jérémie Assous pour discréditer les enquêtes journalistiques, Cyril Hanouna et l’écosystème Bolloré ont institutionnalisé un service de blanchiment moral.
Cette entreprise ne se contente pas de relativiser les faits ; elle les métamorphose en produits médiatiques, en débats calibrés et en instruments de conquête d’audience. La vulgarité assumée, le mépris affiché pour les femmes qui témoignent et le cynisme financier – jusqu’à proposer d’« investir » sur sa personne – ne sont que les facettes d’un même système. Celui-ci construit, avec la bénédiction silencieuse d’un pouvoir politique fasciné, une écologie médiatique où la prédation se dissout dans le rire, le buzz et le business, érodant chaque jour un peu plus les fondements de la justice et de la dignité.
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