Les faits
Nice Matin : Le 3 septembre, « La mort du policier Georges B., retrouvé pieds et poings liés à Toulon, suscite l’incompréhension. Les premiers éléments plaident néanmoins pour la thèse d’un suicide. La découverte du corps d’un policier dérivant dans les eaux de l’anse Magaud, ce mercredi matin à Toulon, n’en finit plus de susciter une certaine forme de perplexité, voire d’alimenter des théories du complot sur les réseaux sociaux. Georges B., âgé d’une quarantaine d’années, avait les mains menottées dans le dos et les pieds entravés par des liens en plastique. Il portait sa tenue d’intervention quand sa dépouille a été repêchée. »
Le procureur exclut toute théorie du complot
La thèse du suicide est privilégiée, a indiqué le procureur de la République Samuel Finielz. Une enquête pour rechercher les causes de son décès est en cours, a précisé le magistrat. Une unité du service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) a été saisie et une autopsie doit notamment être réalisée à Marseille. À ce stade, aucun élément probant ne vient étayer l’hypothèse de l’intervention d’un tiers. Selon différentes sources contactées par Var-Matin, l’homme a pu s’entraver lui-même pour garantir une issue fatale à un saut depuis une falaise surplombant la mer.
L’autopsie conclut à une noyade
Le policier, retrouvé mort dans l’anse de Magaud le 3 septembre, cagoulé, avec les pieds et mains liés à Toulon, est mort par noyade, révèle l’autopsie réalisée le 5 septembre. Les autres investigations corroborent l’hypothèse du suicide sans l’intervention d’un tiers, a appris BFM Toulon Var par le procureur.
Les médias sont unanimes : c’est un suicide
BFMTV : Un policier retrouvé mort avec les pieds et mains entravés à Toulon, la thèse du suicide privilégiée. BFMTV fait suivre son article de « Le 3114 est le numéro à contacter si vous êtes en détresse psychique ou si vous avez des idées suicidaires. »
Le Figaro : Toulon : le corps d’un policier retrouvé entravé et cagoulé, la piste du suicide envisagée
France3 Région : Dans un communiqué, Samuel Finielz procureur de la République, précise que : « l’autopsie a eu lieu cet après-midi et conclue à un décès par noyade sans traces de l’intervention d’un tiers ».Il ajoute que : « Les autres investigations effectuées depuis mercredi corroborent l’hypothèse du suicide ».
La Dépêche : Un policier encagoulé retrouvé mort avec les mains et les pieds menottés : malgré la scène macabre, le procureur privilégie la thèse du suicide
Le dynamique procureur reçoit une promotion
Chevalier de la Légion d’honneur depuis le 1er janvier 2022, Samuel Finielz , après avoir exercé ses fonctions à Cayenne, puis à Toulon, a été nommé à Lille le 17 août 2025 avec des responsabilités accrues. Tel que nous le présente Le Var Information, « cet homme de terrain, d’ouverture, et de notes de synthèse…, a non seulement refondu le parquet, mais aussi créé par sa dynamique une véritable force de frappe autour de quatre socles majeurs : compétence, détermination, audace, idéal de justice. »
Une piste…
Selon l’AFP, et Le Parisien, l’enquête de la la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) a révélé de possibles « échanges entre des policiers et d’autres personnes, portant sur la cession d’au moins 360 kg de cocaïne, en dehors de tout contrôle hiérarchique, et sur la dissimulation des quantités réelles arrivées sur le territoire ».
Des perquisitions ont eu lieu au siège de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) à Nanterre (Hauts-de-Seine) ainsi qu’aux domiciles de deux policiers, par des agents de l’IGPN, la police des polices. Ces perquisitions seraient liées au dossier d’importation frauduleuse de stupéfiants surnommé « Trident ». Elles concerneraient un commandant de police – « une figure de la lutte anti stups en France » – et « son binôme ».
En avril, deux policiers de l’Ofast de Marseille ont été mis en examen, puis placés en détention provisoire, pour trafic de stupéfiants en bande organisée, blanchiment ou encore association de malfaiteurs. Puis en juin, un autre avait à son tour été mis en examen. La cheffe de l’Ofast à Marseille et son adjoint, ont été mis en examen fin juin notamment pour « complicité de faux en écriture publique par une personne dépositaire de l’autorité publique » et « violation du secret d’une enquête portant sur la criminalité organisée ».
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