Face à l’abîme, le gouvernement n’a eu qu’à brandir le spectre d’une trêve des retraites pour voir le Parti Socialiste et Les Républicains, tels des toutous obéissants, rentrer dans le rang en retirant leur menace. Boris Vallaud, au nom du PS, a même osé qualifier cette reddition d’« acte de responsabilité », offrant ainsi une caution de gauche à une politique de droite dont le reste du programme – impôts supplémentaires, franchise médicale doublée – demeure inchangé.
Cette mascarade, où l’intérêt du pays est invoqué pour justifier un renoncement, scelle un pacte honteux et enterre toute velléité d’une opposition digne de ce nom. La Macronie, moribonde, respire encore, portée par la complaisance de ceux qui étaient censés la contrôler.
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