Santé

Bayrou et Macron préparent une saignée budgétaire : Le doublement des franchises médicales pour 2026

Sous couvert de rigueur budgétaire, le gouvernement s’apprête à imposer par décret une série de mesures qui alourdiront significativement le reste à charge des assurés. François Bayrou l’a annoncé dès le 15 juillet 2025 : 5,5 milliards d’euros d’économies sont prévues sur l’Assurance maladie dans le cadre d’un plan de 43,8 milliards à l’horizon 2026. Une politique du chiffre qui, une fois encore, frappera les plus fragiles.

mise à jour le 04/09/25

Votre santé a un prix… qui vient de doubler sans crier gare.

Les trois décrets de la régression

Trois décrets sont en préparation. Le premier portera la participation forfaitaire de 2 à 4 euros minimum et de 3 à 5 euros maximum par acte. Le deuxième doublera le plafond annuel de ces participations, le faisant passer de 25 à 50 actes, soit un reste à charge pouvant atteindre 100 euros par an. Enfin, le troisième décret doublera les franchises médicales : 2 euros par boîte de médicament (au lieu d’1), 2 euros par acte paramédical (plafond journalier porté à 8 euros), et 8 euros par transport sanitaire. Ces mesures, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2026, s’inscrivent dans la continuité du doublement déjà intervenu en 2024.

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Une manœuvre politique cynique

Le calendrier choisi par le gouvernement ne doit rien au hasard : l’examen de ces textes est avancé au 4 septembre au conseil de la Cnam, soit quelques jours seulement avant un éventuel vote de confiance à l’Assemblée nationale le 8 septembre. Une précipitation qui trahit une volonté d’imposer coûte que coûte ces mesures, indépendamment des conséquences sociales. Celles-ci seront lourdes : selon un récent sondage IFOP, 37 % des Français renoncent déjà à des soins pour des raisons financières. Ce chiffre ne fera que croître.

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Objectif : – 20 % d’arrêts de travail

Même en cas de harcèlement, de management toxique, les salariés devront travailler. La Sécurité sociale lance une nouvelle campagne de contrôle. Près de 500 généralistes vont d’abord recevoir une lettre de l’assurance maladie leur demandant des explications sur le nombre d’arrêts-maladies prescrits. Si la CPAM le juge bon, ils devront s’engager à diminuer ces jours d’arrêt de travail de 20 % en moyenne. Sophie Bauer, présidente du syndicat des médecins libéraux y voit « une aberration qui plus est anti-déontologique, estime Cela voudrait dire qu’on est obligé de restreindre des journées d’arrêt de travail alors que je rappelle quand même que c’est un traitement ! »

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« Clairement, il y a des entreprises qui ont trois fois plus d’arrêts de travail parmi leurs collaborateurs que d’autres, donc, à un moment, il faut se poser les bonnes questions qui sont celles aussi des conditions de travail en entreprise et du management. »



La colère légitime des acteurs de santé

Face à cette offensive, les syndicats montent au créneau. La CGT a qualifié ces décrets de « provocation » et appelle à une journée de mobilisation le 18 septembre. Dans un contexte politique déjà tendu, ces mesures pourraient cristalliser une colère sociale grandissante contre une politique qui sacrifie la santé publique à l’équilibre comptable.

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