Yann Vézilier, officiellement deuxième conseiller de l’ambassade de France au Mali, est en réalité un lieutenant-colonel de la DGSE. Arrêté le 1er août pour son implication présumée dans la préparation d’un coup d’État, son cas met en lumière les pratiques illicites d’ingérence sournoisement dissimulées sous le couvert de postes diplomatiques. Selon l’analyse de Nathalie Yamb, son arrestation en flagrant délit de activités contraires à la Convention de Vienne le prive de toute protection immunitaire.
Le droit international instrumentalisé
La France, prise la main dans le pot de confiture, brandit désormais le statut diplomatique de son agent pour exiger sa libération, après être restée silencieuse pendant des semaines. Un double standard criant qui rappelle que le droit international est souvent appliqué de manière asymétrique, selon le rapport de force. Les pays de l’Alliance des États du Sahel, conscients de ces manipulations, entendent bien faire primer leur souveraineté et la sécurité de leurs institutions sur les prétentions néocoloniales de l’ancienne puissance.
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