Scandale à l’hôpital de Montreuil : une infirmière accusée d’agressions sexuelles sur des nourrissons

Une affaire bouleversante secoue l’hôpital André-Grégoire de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Une infirmière de 26 ans, exerçant dans le service de réanimation néonatale, est soupçonnée d’agressions sexuelles sur des nourrissons. Présentée ce samedi 2 août 2025 à un juge d’instruction à Bobigny, elle a été mise en examen. Voici les détails de cette affaire qui suscite indignation et débat sur la sécurité dans les établissements hospitaliers.

mise à jour le 04/08/25

Caméras de surveillance dans les maternités : la solution ?
L’enquête a débuté après la diffusion de vidéos alarmantes sur TikTok, dénonçant des actes graves commis à l’hôpital André Grégoire en Seine-Saint-Denis. Dans l’une de ces publications, un homme affirmait que deux individus, travaillant auprès de nourrissons, se livraient à des maltraitances à caractère sexuel. Malgré les allégations des vidéos, le parquet de Bobigny a précisé qu’aucun motif racial n’a été identifié dans les faits reprochés, les victimes étant de différentes origines.

Ces révélations, initiées sur X via le compte @AlertesPedo, ont fait le tour des réseaux sociaux et ont été amplifiées par l’influenceur Bassem Braïki, poussant la direction de l’hôpital André Grégoire à réagir.

Dans un communiqué publié le vendredi 1er août, le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) Grand Paris Nord-Est a dénoncé des « propos diffamatoires » circulant en ligne, affirmant initialement qu’aucune personne nommée dans les vidéos (présentées comme « Redouane » et « Leila ») n’était employée dans l’établissement. Pourtant le mercredi 30 juillet, une infirmière, âgée de 26 ans, s’était rendue d’elle-même au commissariat de Clichy-sous-Bois pour confesser des actes qu’elle aurait commis sous l’influence d’un homme de 28 ans, également poursuivi pour « agressions sexuelles par instigation ». Selon ses déclarations, cet homme, avec qui elle entretenait une relation, l’aurait incitée à commettre ces actes.

Une infirmière suspendue et un homme également poursuivi

L’infirmière a été placée en garde à vue le 31 juillet, confirmant qu’elle exerçait bien dans le service de réanimation néonatale, et non en maternité comme suggéré initialement. L’enquête du parquet de Bobigny s’appuie notamment sur l’analyse de vidéos impliquant des nourrissons. L’infirmière a été mise en examen le 2 août.

Face à la gravité des accusations, l’hôpital a finalement suspendu l’infirmière à titre conservatoire, dans l’attente des conclusions de l’enquête. La direction s’est défendue en précisant que ces agissements, s’ils sont avérés, relèvent d’une « grave dérive personnelle » et non d’une pratique collective au sein du service de réanimation néonatale.

Réactions et débats sur la sécurité dans les hôpitaux

Cette affaire a provoqué une onde de choc, ravivant le débat sur la sécurité dans les établissements de santé. Ségolène Royal, ancienne ministre, s’est exprimée sur la plateforme X, qualifiant les faits d’« effroyables » et pointant du doigt l’inaction face aux agressions dans les hôpitaux. Elle propose deux mesures concrètes : instaurer un contrôle d’accès strict, similaire à celui des gares SNCF, et installer des caméras de surveillance dans tous les lieux accueillant des personnes vulnérables, comme les maternités, crèches ou Ehpad. « Un bébé ne parle pas, et les parents ne peuvent pas savoir », a-t-elle souligné, plaidant pour une protection renforcée des enfants et des personnes sans défense.

L’hôpital se constitue partie civile

Dans son communiqué, la direction du Grand Paris Nord-Est a annoncé que l’hôpital André Grégoire se constituera partie civile dans le cadre des poursuites judiciaires à venir. Elle s’engage à collaborer pleinement avec les autorités pour que les responsables soient sanctionnés. Cela semble normal, alors pourquoi le préciser ?  pour écarter toute suspicion de dysfonctionnement. Or l’hôpital André Grégoire est particulièrement endetté, des postes ont été supprimés… Cette affaire, qui touche un service aussi sensible que la réanimation néonatale, met en lumière l’urgence de mettre en place des dispositifs de contrôle et de surveillance pour protéger les patients les plus vulnérables. Et cela coûte cher…

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