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Frappes US sur l’Iran : une opération symbolique pour éviter la guerre – Alexis Cossette

Trump a ordonné des frappes « symboliques » sur des sites nucléaires iraniens, désamorçant l’escalade militaire attendue par Israël. Une stratégie identique à celle employée en Syrie en 2018, selon Alexis Cossette de Radio-Québec.

mise à jour le 23/06/25

Une frappe calculée, coordonnée et symbolique ?

Alors qu’une fracture se dessine au sein du mouvement MAGA (Make America Great Again), avec des figures comme Candace Owens et Tucker Carlson qui condamnent ouvertement les dernières actions de Donald Trump — accusé de s’aligner sur une ligne néo-conservatrice à la George W. Bush — la division dépasse désormais les frontières américaines. En France aussi, les anciens soutiens de Trump expriment leur désarroi face à son appui inconditionnel à Israël et aux récentes frappes contre des sites nucléaires iraniens. Entre les pro et les anti, un troisième camp émerge : celui de l’analyse froide, où les choix géopolitiques doivent être examinés avec recul et lucidité. Car au-delà des émotions, c’est la stratégie qui dicte les mouvements.

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Une frappe pour désamorcer, pas pour déclencher la guerre

Dans sa dernière intervention sur Radio-Québec (voir vidéo en fin d’article), Alexis Cossette propose une lecture structurée des frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes : et si Donald Trump venait en fait de sauver le régime iranien ?

« Trump vient probablement de sauver le régime iranien », avance Alexis Cossette dès le début, à contre-courant des réactions médiatiques dominantes. Pour appuyer cette affirmation, il rappelle une tactique déjà utilisée par le président lors du conflit syrien en 2017 et 2018 : des frappes « symboliques », prévisibles, sans morts, et coordonnées à l’avance.

« C’est exactement comme en Syrie en 2018. On bombarde des sites déjà vidés, on fait du bruit, et on repart. »

Cette frappe limitée a retiré à Benjamin Netanyahou son « casus belli », c’est-à-dire sa justification officielle pour faire la guerre à l’Iran. Les frappes ont éliminé l’argument nucléaire, que le Premier ministre israélien utilisait depuis des années pour pousser à une intervention militaire plus large. Une argumentation partagé également par Scott Ritter, ancien officier du renseignement militaire US.

Symbolique et stratégie : un « coup diplomatique »

Les bombardiers américains B-2, pourtant censés être furtifs, avaient même leur transpondeur activé, observables par tous. Alexis Cossette note que l’Iran avait été informé à l’avance, et les installations stratégiques ont été évacuées avant l’impact. Il cite notamment CBS News : « Les États-Unis ont contacté l’Iran par voie diplomatique pour leur dire que les frappes seraient limitées, et qu’aucun changement de régime n’était envisagé. »



Cela permet à Trump de sortir la tête haute, de satisfaire les faucons dans son entourage, et de se positionner ensuite comme l’homme de paix : « Nous avons détruit le nucléaire iranien. L’heure de la paix est arrivée. »

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« C’est une opération parfaitement maîtrisée pour désamorcer l’escalade, tout en gardant l’image d’un leader fort. »

Un parallèle assumé avec la Syrie

Dans une séquence marquante de l’émission, Alexis Cossette revient longuement sur les précédents syriens :

« En 2018, les Américains ont envoyé des missiles Tomahawk sur des hangars vides. Les Russes avaient été avertis. Aucune perte humaine. Tout ça pour dire : nous avons réagi. »

Cette stratégie de « frappe sans guerre » permet de calmer l’opinion publique, de répondre à la pression médiatique et géopolitique, sans pour autant déclencher un conflit prolongé — contrairement aux souhaits d’Israël, qui aurait préféré une guerre totale et dévastatrice. Au final, l’État hébreu ne peut que remercier les États-Unis d’avoir « fait le travail », même si ce n’est pas celui qu’ils espéraient.

Visionnez l’intervention de Alexis Cossette de Radio-Québe sur X :

Comme peut le rappeler Marcel D. suite aux frappes des Etats-Unis sur les sites nucléaires iraniens :

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Puisque les faucons israéliens espéraient entraîner les États-Unis — et idéalement la communauté internationale — dans une guerre frontale contre l’Iran, Trump a choisi cette voie : il a ordonné des frappes sur les sites nucléaires iraniens.

Or, selon Téhéran, ces sites (Fordow, Natanz et Ispahan) étaient non seulement déjà été ciblés par des frappes israéliennes, mais également vidés de tout matériel stratégique. Si l’objectif affiché par Israël était de neutraliser la menace nucléaire iranienne, et si Trump affirme que ces frappes ont justement permis d’y répondre, alors il a, en théorie, réglé le “problème” sans déclarer la guerre.

Autrement dit : si la menace nucléaire a été éliminée, comme le prétend le narratif américain, il n’y a plus de justification pour une guerre contre l’Iran. Israël ne peut donc exiger une escalade qu’en changeant complètement de discours.

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